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Actualités - Conferences Et Seminaires

Sabeh souligne l'importance de l'action culturelle dans la vie politique

«La loi sur l’information et la liberté d’expression»: tel était le thème de la conférence qu’a donnée samedi à Jbeil à l’invitation du conseil culturel de la région le ministre de l’Information, M. Bassem Sabeh.
La conférence a été suivie par de nombreuses personnalités politiques, religieuses, culturelles et pédagogiques de la région, notamment par les députés Nohad Souaid, Emile Naufal et Mahmoud Awad.
Citant les grands noms des anciens de la politique libanaise, M. Sabeh a reconnu que «la première génération de politiciens possédait une bien plus grande maturité politique et culturelle que la nôtre. C’est peut-être pour cela que l’on parle souvent aujourd’hui de baisse du niveau politique. Il n’en reste pas moins qu’il existe à cela des raisons réelles, principalement le fait que la grande majorité des politiciens de la jeune génération sont issus d’un milieu culturellement pauvre ou bien sont venus à la politique par le biais de cultures différentes et parfois négatives, puisque nées du confessionnalisme».
«Il reste, a ajouté M. Sabeh, qu’il nous faut reconnaître que la génération dont nous faisons partie a été trahie». «De plus, a-t-il relevé, à quoi nous servirait-il d’avoir un gouvernement de trente intellectuels et une Chambre de 128 intellectuels si nous ne possédons pas une culture nationale unique et une culture politique définie?», a encore dit le ministre de l’Information, qui a estimé que «l’essentiel est l’action culturelle dans la vie politique et non la présence culturelle dans la vie politique» et que «l’analphabétisme politique n’est pas moins dangereux que l’analphabétisme culturel».
«C’est là qu’intervient le rôle de l’information», a ajouté M. Sabeh qui a établi un parallèle entre «la culture de la liberté et la culture de la loi» et qui a estimé que «le Liban a atteint un degré d’expérience démocratique qui lui permet de s’intégrer aujourd’hui sans problème dans son environnement arabe et oriental».
Et d’enchaîner: «Il est donc devenu indispensable à ce stade d’organiser l’information. Les lois ad hoc ont résulté des climats de liberté au Liban mais aussi des expériences démocratiques».
M. Sabeh a conclu en affirmant que «comme l’on s’interroge toujours sur la liberté d’expression, la liberté de parole et la liberté d’édition, l’on devrait avoir le droit de s’interroger sur la liberté d’écoute et d’audition. Le nouvel ordre informationnel nous impose ce qu’il veut. L’information entre chez nous sans autorisation et nous ne pouvons exercer sur elle aucun contrôle.
«La loi sur l’information et la liberté d’expression»: tel était le thème de la conférence qu’a donnée samedi à Jbeil à l’invitation du conseil culturel de la région le ministre de l’Information, M. Bassem Sabeh.La conférence a été suivie par de nombreuses personnalités politiques, religieuses, culturelles et pédagogiques de la région, notamment par les députés Nohad Souaid, Emile Naufal et Mahmoud Awad.Citant les grands noms des anciens de la politique libanaise, M. Sabeh a reconnu que «la première génération de politiciens possédait une bien plus grande maturité politique et culturelle que la nôtre. C’est peut-être pour cela que l’on parle souvent aujourd’hui de baisse du niveau politique. Il n’en reste pas moins qu’il existe à cela des raisons réelles, principalement le fait que la...