Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'Inde va mettre au rebut ses dernières locomotives à vapeur

NEW DELHI, 19 Février (AFP). — L’Inde, qui dispose d’un des réseaux ferroviaires les plus importants du monde, a entrepris de mettre au rebut d’ici la fin du siècle sa dernière centaine de locomotives à vapeur encore en service.
Ce sera la fin d’une époque qui avait commencé le 16 avril 1853 sous l’empire britannique lorsque, pour la première fois en Inde, un train à vapeur parti de Bombay avait rallié la ville voisine de Thane.
Pendant près d’un siècle les locomotives à vapeur ont régné sur le réseau indien. Mais cette époque est révolue et les locomotives à vapeur qui continuent à cracher leurs panaches de fumée dans certaines régions d’Inde sont désormais en voie de disparition.
Le réseau ferroviaire indien compte 62.000 km de rails, plus de 7.000 gares, et environ 11.000 trains qui transportent quelque 11 millions de passagers par jour, le train demeurant du fait de son coût modique le principal moyen de transport dans le sous-continent.
«Nous ne pouvons pas garder les locomotives à vapeur. Ce sont des reliques du passé et tout le monde veut aller vite aujourd’hui», souligne D. Mukhopadhyay, porte-parole des chemins de fer nationaux, en ajoutant qu’elles sont en outre une source de pollution.
Une centaine de locomotives à vapeur sont encore en service en Inde. Elles sont toutefois très minoritaires face aux quelque 7.000 locomotives électriques ou à moteur diesel qui tirent la plupart des trains sillonnant le territoire indien, du cap Comorin, au Sud, au Cachemire, au Nord, en passant par les forêts d’Assam à l’extrême Nord-Est du pays.
Selon M. Mukhopadhyay, 42 locomotives seront réformées le mois prochain et le reste d’ici l’an 2000.
Le musée du chemin de fer de Delhi où trônent déjà 75 reliques d’une époque révolue — dont le wagon d’apparat de Lord Mountbatten, le dernier vice-roi des Indes britanniques — espère recevoir certaines des locomotives. Mais il manque de place. «Nous pourrions organiser des expositions ailleurs dans le pays pour utiliser certaines des locomotives mises au rebut», dit M. Mukhopadhyay.
Le musée, qui présente des locomotives fabriquées en Inde, mais aussi à Glasgow, Manchester, Philadelphie ou Paris, a reçu ses dernières pièces de collection l’an dernier. L’Inde avait cessé de construire des locomotives à vapeur en 1971.
Mais il reste des nostalgiques de la vapeur, surtout parmi les touristes étrangers. «Je reçois régulièrement des demandes de touristes qui veulent voyager dans des trains tirés par des locomotives à vapeur. Beaucoup d’Européens ont un attachement sentimental pour ces engins», dit le porte-parole.
NEW DELHI, 19 Février (AFP). — L’Inde, qui dispose d’un des réseaux ferroviaires les plus importants du monde, a entrepris de mettre au rebut d’ici la fin du siècle sa dernière centaine de locomotives à vapeur encore en service.Ce sera la fin d’une époque qui avait commencé le 16 avril 1853 sous l’empire britannique lorsque, pour la première fois en Inde, un train à vapeur parti de Bombay avait rallié la ville voisine de Thane.Pendant près d’un siècle les locomotives à vapeur ont régné sur le réseau indien. Mais cette époque est révolue et les locomotives à vapeur qui continuent à cracher leurs panaches de fumée dans certaines régions d’Inde sont désormais en voie de disparition.Le réseau ferroviaire indien compte 62.000 km de rails, plus de 7.000 gares, et environ 11.000 trains qui...