Vingt-trois sociétés palestiniennes sont cotées pendant une période inaugurale de trois semaines, durant laquelle une séance aura lieu par semaine, a indiqué le directeur de la bourse, M. Safwan Bataina.
Mardi, la principale transaction a porté sur 100 actions d’une compagnie d’assurances, qui ont été échangées à 4 dinars jordaniens (2,8 dollars US) pièce. «C’était notre première vraie séance d’essai. Nous sommes très confiants quant à l’avenir de ce marché», a affirmé M. Bataina à la presse.
«Au total, une cinquantaine de sociétés de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, totalisant 700 millions de dollars en capital, répondent aux critères pour être cotées sur notre bourse», a indiqué M. Bataina.
«Nous espérons qu’elles seront toutes inscrites d’ici la fin de l’année», a-t-il dit. L’objectif à l’horizon 2000 est d’avoir une capitalisation totale de 2 milliards de dollars US.
Quatre sociétés de courtage palestiniennes travaillent à la bourse de Naplouse, qui s’enorgueillit d’un système totalement informatisé permettant aux investisseurs de l’étranger de participer aux séances.
Dès qu’un nombre suffisant de sociétés seront présentes sur le marché, les échanges seront plus fréquents et un indice quotidien des valeurs sera créé, selon les organisateurs.
«Il y a un certain nombre de suggestions quant à cet indice, mais la tendance est de le nommer «Indice de Jérusalem», a affirmé M. Bataina.
Selon M. Bataina, la bourse va donner une bouffée d’oxygène à une économie qui a beaucoup souffert ces dernières années des blocus régulièrement imposés par Israël aux territoires palestiniens.
Traditionnellement, les investissements en Palestine s’orientent vers l’immobilier. La bourse aidera l’économie à réorienter les investisseurs vers d’autres secteurs», a-t-il dit.
«La bourse contribuera également à attirer dans ce pays des capitaux de la diaspora palestinienne», a ajouté le directeur.
«Nous avons déjà reçu des demandes de renseignements d’investisseurs étrangers, la plupart de Jordanie», a affirmé M. Jamal Alaeddine, directeur de la société de courtage Jordan-Palestine Securities. Selon lui, des appels sont également venus de Tel-Avic et Haïfa en Israël.
«Je suis sûr à 100% que nous serons capables de faire face à la concurrence internationale, nous sommes très forts et très bien équipés», a affirmé M. Alaeddine, persuadé que «les demandes de renseignement vont affluer».
Le marché, le premier créé en territoire palestinien, a installé son siège sur une colline surplombant Naplouse, un centre commercial traditionnel où vivent plusieurs familles palestiniennes réputées pour être millionnaires en dollars américains.


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