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Actualités - Chronologie

Zaïre : des mercenaires serbes pilotent les bombardiers qui attaquent les rebelles

KINSANGANI, 18 Février (AFP). — Les avions zaïrois ayant bombardé lundi après-midi des villes tenues par les rebelles dans l’Est du Zaïre étaient pilotés par des mercenaires serbes, a-t-on appris mardi de bonne source à Kisangani.
Ces bombardements, qui ont visé Bukavu, Walikale et Shabunda, ont été effectués par des petits chasseurs-bombardiers Aermachi aux commandes desquels se trouvent, depuis le début de la contre-offensive gouvernementale en janvier, des mercenaires serbes.
Leurs raids ont pu être menés grâce à un ravitaillement en carburant effectué sur un autre aéroport que celui de Kisangani, et qui serait situé plus à l’Est.
Les militaires zaïrois étaient venus lundi matin réquisitionner à l’aéroport civil de Kisangani le système portatif de remplissage des reservoirs. Faute de cette pompe sophistiquée, un avion n’avait pu décoller lundi et l’ensemble des appareils civils étaient encore cloués au sol mardi en milieu de matinée.
Les Aermachi, utilisés comme avions d’école dans plusieurs armées européennes, étaient déjà intervenus au début de la contre-offensive mi-janvier contre une colonie de ravitaillement à Walikale.
Depuis, leur activité s’était ralentie, à la suite, selon certaines informations, de difficultés d’approvisionnement en munitions et à des problèmes techniques d’installation des bombes sous les ailes.
D’autre part, les vols humanitaires prévus mardi au départ de Kisangani (Est du Zaïre) pour le camp de réfugiés de Tingi-Tingi ont été annulés par manque de fuel, ce carburant ayant été utilisé par l’armée zaïroise pour bombarder la ville de Bukavu lundi, a-t-on appris de sources concordantes.
Un seul avion a pu décoller mardi matin de la capitale du Haut-Zaïre vers le Sud pour approvisionner le nouveau camp de Kalima, situé près de Kindu, a-t-on constaté.
Les organisations de l’ONU et les ONG à Kisangani étaient particulièrement en colère. Les jours précédents, plusieurs rotations impliquant au moins cinq avions permettaient de transporter du matériel et du personnel.
«L’armée nous a piqué 20.000 litres de fuel», s’est exclamé un membre d’une organisation. «Il y a des centaines de milliers de gens qui ont besoin d’aide et pendant ce temps là, ils vont bombarder un marché», a-t-il ajouté, faisant référence à l’attaque surprise sur Bukavu, lundi, dans laquelle neuf personnes ont été tuées et 37 autres blessées, selon les organisations humanitaires.
Kisangani est la base principale pour la distribution de l’aide humanitaire dans l’Est du Zaïre où la guerre sévit depuis quatre mois. Pour des raisons de sécurité, les ONG ont décidé de ne plus faire dormir leurs équipes au camp de Tigi-Tingi, qui abrite 130.000 réfugiés. Ce camp, à 250 kilomètres au sud-est de Kisangani, est l’une des cibles avouées de la rébellion de Laurent-Désiré Kabila.
Le Programme alimentaire mondial, agence de l’ONU, avait encore espoir de faire décoller un DC3 dans la journée de mardi en direction du camp, une fois récupérés un peu de carburant mais aussi une pompe saisie par l’armée pour ravitailler ses bombardiers.
KINSANGANI, 18 Février (AFP). — Les avions zaïrois ayant bombardé lundi après-midi des villes tenues par les rebelles dans l’Est du Zaïre étaient pilotés par des mercenaires serbes, a-t-on appris mardi de bonne source à Kisangani.Ces bombardements, qui ont visé Bukavu, Walikale et Shabunda, ont été effectués par des petits chasseurs-bombardiers Aermachi aux commandes desquels se trouvent, depuis le début de la contre-offensive gouvernementale en janvier, des mercenaires serbes.Leurs raids ont pu être menés grâce à un ravitaillement en carburant effectué sur un autre aéroport que celui de Kisangani, et qui serait situé plus à l’Est.Les militaires zaïrois étaient venus lundi matin réquisitionner à l’aéroport civil de Kisangani le système portatif de remplissage des reservoirs. Faute de cette pompe...