«J’ai bon espoir», a déclaré Me Peter Marsh, se refusant cependant à dévoiler quelle alternative était envisagée pour éviter la piqûre léthale à Prince, actuellement «détenu» dans une clinique vétérinaire de la ville.
Des sources informées évoquaient un exil hors du New Hampshire, alors que continuait la mobilisation en faveur de ce chien de trois ans, labrador croisé de loup, condamné à mort par les instances municipales de Portsmouth pour avoir croqué un coq, puis vagabondé à deux reprises, sans pourtant attaquer quiconque.
Court TV, une chaîne de télévision spécialisée dans les affaires judiciaires, avait même demandé à filmer l’audience, mais le juge a refusé.
Les appels à la clémence sont remontés jusqu’au gouverneur de l’Etat, et même le propriétaire du volatile défunt, Arthur Pearl, 77 ans, s’est joint au concert en faveur de Prince.
«De nombreuses personnes ont téléphoné ou écrit pour demander sa grâce, l’adopter, se disant prêtes à prendre soin de lui», reconnaît M. Ducharme, le procureur de la ville, qui évoque une mobilisation «au niveau de la ville, de l’Etat, du pays et même du monde entier».
Le vétérinaire désigné pour l’exécuter, Stephen Askin, a également juré haut et fort qu’il ne tuerait pas Prince, son exécution étant contraire à ses «principes moraux». Mais nul ne peut ignorer la loi et la loi de Portsmouth est formelle, reconnaît à regret M. Ducharme.
Une ordonnance municipale prévoit que tout animal ayant tué un autre animal y fait l’objet d’une audience spéciale. Lors de cette audience, organisée le 23 mai, un mois après qu’il eut tué le coq, Prince avait été jugé «chien méchant» et n’avait plus le droit de sortir qu’enchaîné.
Jason Stiles et Margie Kristiansen, 25 et 27 ans, ses propriétaires devraient être présents, devant le tribunal. Leur avocat a refusé de préciser combien ils avaient dépensé en frais de justice, pour une affaire qui a déclenché une émotion largement supérieure à celle provoquée par l’exécution de sept condamnés à mort aux Etats-Unis depuis le début de l’année.


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