Ils sont venus d’Iran par la mer, ont accosté dans l’enclave omanaise de Moussandam et traversé les montagnes pour atteindre l’émirat de Ras al-Khaimah.
«Ils ne sont pas au courant de la nouvelle loi sur l’immigration, autrement ils auraient réfléchi deux fois avant d’entrer clandestinement dans le pays», a affirmé le procureur général de Ras al-Khaimah, Ibrahim al-Dhafeer.
«Les sept Afghans ont été arrêtés par la police à proximité de la frontière. Ils sont passibles d’une peine allant jusqu’à trois ans de prison et seront expulsés après avoir purgé leur peine», a-t-il déclaré.
Depuis l’entrée en vigueur en octobre 1996 de lois contre l’immigration clandestine, la police et les garde-côtes émiratis luttent contre les infiltrations d’étrangers en quête d’un travail dans ces riches monarchies pétrolières du Golfe.
Les garde-côtes ont indiqué avoir augmenté leurs missions de surveillance dans les eaux territoriales, tandis que la police survole régulièrement en hélicoptères la mer et la frontière avec le sultanat d’Oman.
Expulsions
Pour leur part, les inspecteurs du ministère du Travail ont intensifié leurs visites surprise dans les camps d’immigrés et les firmes privées. Ces descentes visent surtout les restaurants, les magasins, les chantiers et les garages, qui emploient essentiellement des travailleurs originaires d’Inde, du Bangladesh, du Pakistan, du Sri Lanka, d’Afghanistan et d’Iran.
«Ces descentes sont efficaces. Précédemment, de milliers d’immigrés clandestins étaient recrutés dans ces secteurs, mais à présent nous trouvons rarement des travailleurs illégaux», a affirmé un inspecteur.
La loi actuelle prévoit l’expulsion des immigrés illégaux, des peines de prison allant jusqu’à trois ans et des amendes pouvant atteindre 8.174 dollars. Les personnes faisant entrer illégalement des étrangers dans le pays ou les aidant aux Emirats sont passibles de 15 ans de prison et d’une amende entre 4.087 et 27.247 USD.
Avant l’entrée en vigueur de la loi, une amnistie de quatre mois avait été accordée aux immigrés illégaux pour leur permettre de quitter le pays ou de régulariser leur situation.
Selon des chiffres officiels, plus de 170.000 expatriés avaient alors quitté les Emirats.
Le chef des garde-côtes à Abou Dhabi, Abdel Rahmane Shalwah, a récemment indiqué qu’il s’attendait à un nette baisse du nombre des arrestations d’immigrés asiatiques.
Il a précisé que leur nombre était passé de 11.487 en 1995 à 6.131 en 1996. 30.000 immigrés illégaux venant du Sud-Est asiatique avaient été arrêtés en 1970.
«Dans le passé, ils venaient une ou deux fois l’an», a affirmé le propriétaire d’un garage en parlant des descentes des inspecteurs du Travail.
«Aujourd’hui, ils viennent chaque semaine et contrôlent chaque travailleur», explique un mécanicien à Moussafah, l’une des plus importantes zones industrielles du pays à forte concentration de travailleurs asiatiques.


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