M. Chareh a fait ces déclarations à l’issue d’un entretien — auquel il assistait — entre le président égyptien Hosni Moubarak, le vice-président syrien Abdel-Halim Khaddam, le premier ministre égyptien Kamal al-Ganzouri et le ministre des Affaires étrangères Amr Moussa.
M. Netanyahu avait appelé vendredi les Etats-Unis à aider à enrayer la prolifération de missiles balistiques, dont l’Iran, l’Irak et la Syrie sont en train de s’équiper, selon lui et qui sont «susceptibles de modifier l’équilibre des forces dans la région».
«Nous n’avons pas encore été tenus au courant des résultats de la visite de Netanyahu aux Etats-Unis et nous nous attendons à ce que Washington nous en informe prochainement», a affirmé M. Chareh. Il a par ailleurs affirmé que son pays «était prêt à reprendre les négociations dès demain si Israël respectait ce qui a été convenu, car il est inconcevable de recommencer à zéro», a dit M. Chareh. Il fait allusion à l’engagement de l’ancien gouvernement travailliste israélien d’un retrait du Golan jusqu’aux frontières de juin 1967.
Coordination
égypto-syrienne
«Si un gouvernement (israélien) annule ce qui a été convenu avec ses prédécesseurs, c’est que ce gouvernement ne respecte pas l’Etat qu’il représente et ne le reconnaît même pas», a-t-il déclaré avant d’affirmer que «la partie israélienne assume la responsabilité» du gel des négociations avec la Syrie depuis février 1996.
«Il y a une convergence de vue sur le fait que les négociations ne peuvent pas reprendre de nouveau à partir du point de départ», a déclaré pour sa part M. Moussa. «La coordination égypto-syrienne et la coordination arabe en général vont continuer pour suivre le processus de paix visant à établir une paix juste conformément au principe de l’échange de la «terre contre la paix» (...) et des accords qui ont déjà eu lieu», a ajouté le chef de la diplomatie égyptienne.
«Nous avons transmis au président Moubarak un message de son homologue syrien Hafez el-Assad qui porte notamment sur les résultats de la tournée que nous avions effectuée dans plusieurs pays arabes du Machreq et du Maghreb», ont déclaré MM. Chareh et Khaddam.
Un journaliste proche du président Moubarak, M. Makram Mohamed Ahmed, avait écrit mercredi dans l’hebdomadaire Al-Moussaouar que la Syrie avait convaincu les pays arabes de ne pas accélérer la normalisation avec Israël, en dépit de la conclusion le 15 janvier de l’accord sur Hébron.
«La situation dans le monde arabe nécessite une attention particulière de la part des présidents Moubarak et Assad ainsi que de tous les dirigeants arabes car la solidarité arabe est nécessaire dans cette étape délicate du processus de paix», a estimé M. Chareh.


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