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Actualités - Opinion

Pour Marguerite Chiha prières à Yarzé et à Sioufi


C’est une petite église en bordure de Yarzé. On y accède entre les religieuses qui la desservent et les fidèles qui s’y retrouvent. Elle s’appelle la chapelle de l’unité. Un beau nom assurément. Nous y étions au début de cette semaine pour ce qu’on appelle «le quarantième jour» du décès d’un être cher, Marguerite Michel Chiha. L’intérieur de la chapelle était à la fois simple et émouvant. Les bancs en bois sans dossiers, l’autel à peine surélevé, des religieuses qui chantaient avec des voix d’anges, et en face de nous, il y avait le père Frucht: il avait déjà célébré bien des messes à la maison de Mme Chiha en face des amis qui y affluaient.
L’épitre était toujours l’épitre de Saint-Paul, l’Evangile était celui de la résurrection de Lazare. Et c’était le père Frucht qui, après l’Evangile, avait prononcé les mots de consolation et de l’espérance. Le père Frucht était notamment desservant de Sainte Takla, une école de pauvres fondée par Michel Chiha et quelques amis et il ajoutait à ses occupations, celle de la visite aux prisonniers.
J’étais placé entre Madeleine et Marie-Claire, filles de Marguerite Chiha. Je me rappelais parfois les propos attribués à Clovis et à Saint Rémy à la cathédrale de Reims, le roi demandant à Saint Rémy si on était déjà au ciel de l’évêque répondant que c’était le chemin qui y conduit.
La vérité est que j’avais ce dimanche surmonté toutes les tristesses et tous les deuils. La bonté dont j’étais entouré, faisait pour moi, comme un écran de tendresse et de piété qui avait, entre les autres fidèles et moi. et le léger accent hollandais des prêtres (où les Jésuites recrutent-ils parfois leurs missionnaires?) ajoutait à la vision du paradis le chant des anges.
Cette cérémonie était, sans doute, composée d’hommes et de femmes qui s’empêchaient de pleurer. Mais quelle cérémonie? Quelle gloire pour la femme ainsi accompagnée jusqu’au ciel?
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Je n’ai pas pu assister à la deuxième messe de requiem en mémoire de Mme Chiha, mais j’ai bien ressenti, à distance, le climat dans lequel baignait cette autre cérémonie.
C’était, cette fois, chez les Sœurs de Charité que se mobilisait l’émotion. Les Sœurs de Charité remplaçaient les «Sœurs de l’Unité».
Ici et là nos prières avaient pour but de valoir à Marguerite Chiha, et à nous-mêmes, la paix du Seigneur.
C’est une petite église en bordure de Yarzé. On y accède entre les religieuses qui la desservent et les fidèles qui s’y retrouvent. Elle s’appelle la chapelle de l’unité. Un beau nom assurément. Nous y étions au début de cette semaine pour ce qu’on appelle «le quarantième jour» du décès d’un être cher, Marguerite Michel Chiha. L’intérieur de la chapelle était à la fois simple et émouvant. Les bancs en bois sans dossiers, l’autel à peine surélevé, des religieuses qui chantaient avec des voix d’anges, et en face de nous, il y avait le père Frucht: il avait déjà célébré bien des messes à la maison de Mme Chiha en face des amis qui y affluaient.L’épitre était toujours l’épitre de Saint-Paul, l’Evangile était celui de la résurrection de Lazare. Et c’était le père Frucht qui, après...