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Actualités - Chronologie

La Bundesbank se défend d'être favorable à une hausse du dollar

FRANCFORT, 12 Février (Reuter). — La Bundesbank ne voit rien de substantiel dans les informations de presse selon lesquelles, sur la foi de sources proches des Finances, Bonn serait favorable à une hausse du dollar.
«Nous ne voyons aucune substance dans ces informations », a affirmé un porte-parole à Reuter en réponse à une question. «La Bundesbank, comme le ministère des Finances, n’a rien à ajouter à la déclaration du G7 de Berlin».
Les déclarations de la Bundesbank ont permis de contrer l’envolée du billet vert mercredi matin, qui a atteint un pic à 1,6935 mark, en réaction aux informations de l’agence MNSI. Il a atteint un creux de 1,6750 avant de se redresser à 1,6805/12 à 10h45 GMT.
Le porte-parole de la banque centrale allemande, Manfred Körber, a affirmé dans un communiqué officiel, que la Buba continuait d’avaliser le communiqué du G7 diffusé samedi au terme de sa réunion de Berlin. Les Sept avaient alors affirmé que les désajustements du dollar avaient été corrigés, alors que le billet vert se traitait autour de 1,65 mark.
«L’opinion rapportée par l’agence MNSI n’est pas une opinion interne à la Bundesbank», a affirmé Manfred Körber.
«La Bundesbank endosse sans ambiguïté le communiqué de Berlin. La Bundesbank n’est pas du tout d’avis que le dollar doive poursuivre sa progression».
Samedi dernier à Berlin, les Sept ont affirmé que «les désajustements majeurs qui avaient été notés en avril 1995 avaient été corrigés». Le dollar a progressé de près de 25% contre mark depuis avril 1995, lorsqu’il se situait à 1,3440.
Le G7 a réaffirmé que «les taux de changes devaient refléter les données économiques fondamentales et qu’une volatilité excessive était inopportune».
Mais des informations de Market News Service citant des sources proches du ministère des Finances et de la banque centrale, selon lesquelles Bonn serait favorable à un dollar entre 1,70 et 1,75 mark afin de rendre plus compétitives les exportations allemandes, ont provoqué une forte hausse du billet vert mercredi matin en Europe.
Le porte-parole de la Bundesbank a rappelé que le secrétaire américain au Trésor, Robert Rubin, avait réaffirmé mardi qu’un dollar fort était certes dans l’intérêt des Etats-Unis mais que le billet vert connaissait une progression qui ne s’arrêtait plus depuis quelque temps.
Le dollar a rétrogradé en Europe dans la matinée, en réaction aux déclarations de la Bundesbank. Le dollar avait auparavant accentué son mouvement haussier sur l’information tenant à la parité 1,70/1,75 mark supposée plaire à Bonn. En fin de matinée, il passait sous la barre de 1,68 mark, à 1,6785/92, et sous les 124 yens, à 123,65/70.

Pas d’assouplissement des critères d’UEM

Le ministre des Finances allemand Theo Waigel n’acceptera d’Union économique et monétaire (UEM) qu’avec des pays qui remplissent les critères de convergence définis dans le traité de Maastricht.
«L’euro ne démarrera qu’avec des pays qui remplissent les conditions préliminaires et il est hors de question que j’approuve un adoucissement des critères», dit Waigel, dans un discours qu’il doit prononcer aujourd’hui.
Ce discours a été rédigé en vue de la participation du ministre à une réunion de son parti, la CSU, alliée au sein de la coalition à la CDU du chancelier Helmut Kohl.
Ces propos de Theo Waigel interviennent alors qu’après une envolée du nombre des chômeurs en janvier à 4,66 millions, au plus haut depuis 64 ans, on s’interroge de plus en plus sur les chances qu’a l’Allemagne de satisfaire à l’obligation faite aux candidats à l’UEM de limiter le déficit public à 3,0% du PIB.
Le ministère des Finances a démenti mardi une information selon laquelle le déficit atteindrait cette année 3,5% du PIB, affirmant qu’il s’en tenait à la prévision officielle de 2,9% seulement.
Les résultats économiques enregistrés cette année par les candidats à l’UEM seront analysés l’an prochain en vue de la participation de ces pays au lancement de l’euro en 1999.
Une enquête réalisée par Reuter auprès de 32 économistes à travers l’Europe a montré que nombre d’entre eux estiment que l’Allemagne ne sera pas en mesure de respecter les exigences de Maastricht sur le déficit budgétaire et la dette publique.
Interrogé sur cette enquête, un haut fonctionnaires des Finances a répondu à Reuter que le ministère pensait toujours satisfaire à ces conditions.
Sur le déficit, il a observé: «Le critère est de 3,0%, pas de 3,1 ou 3,2%, et le ministère s’attend à ce que l’Allemagne remplisse les conditions avec 2,9%».
FRANCFORT, 12 Février (Reuter). — La Bundesbank ne voit rien de substantiel dans les informations de presse selon lesquelles, sur la foi de sources proches des Finances, Bonn serait favorable à une hausse du dollar.«Nous ne voyons aucune substance dans ces informations », a affirmé un porte-parole à Reuter en réponse à une question. «La Bundesbank, comme le ministère des Finances, n’a rien à ajouter à la déclaration du G7 de Berlin».Les déclarations de la Bundesbank ont permis de contrer l’envolée du billet vert mercredi matin, qui a atteint un pic à 1,6935 mark, en réaction aux informations de l’agence MNSI. Il a atteint un creux de 1,6750 avant de se redresser à 1,6805/12 à 10h45 GMT.Le porte-parole de la banque centrale allemande, Manfred Körber, a affirmé dans un communiqué officiel, que la Buba...