A ce propos, le «PNUD» a dressé un bilan de l’évolution du développement humain dans la région. Dans 12 des 19 pays retenus au Moyen-Orient et parmi les pays arabes, l’espérance de vie est certainement le premier facteur de satisfaction, dû essentiellement à la progression de l’éducation au plan de la santé. L’espérance de vie, en effet, dépasse les 65 ans contre 45 en 1960.
L’éducation et
les revenus
Au cours des 20 dernières années, le taux d’alphabétisation est passé de 30% à 74%. Le taux d’inscription dans l’enseignement primaire a doublé entre 1960 et 1990, passant de 38% à 77% tandis que le taux d’inscription dans le secondaire a été multiplié par trois pour atteindre quelque 51%. Toutefois, il reste 60 millions d’illettrés sur une population d’environ 240 millions d’individus. Encore neuf millions d’enfants n’ont pas accès à l’école primaire et 15 millions sont privés d’enseignement secondaire.
Par ailleurs, le revenu réel par habitant a augmenté de 3% par an en trente ans et le taux de croissance du secteur agricole est le plus élevé de toutes les zones mondiales en voie de développement. Malgré cela, environ 73 millions de personnes vivent encore en deçà du seuil de pauvreté et plus de 10 millions sont sous-alimentées.
Développement humain
et environnement
Entre 1970 et 1990, le nombre de filles pour cent garçons scolarisés au niveau secondaire est passé de 47 à 77: Dans l’enseignement supérieur, il a progressé de 34 à 65% (particulièrement dans les matières scientifiques). Sur un autre plan, 25% des femmes de la région font officiellement partie de la main-d’œuvre recensée contre 40% dans les pays développés. La représentation des femmes dans les organes décideurs des pays de la région compte pour seulement 4% contre 10% dans les pays les plus industrialisés.
Entre 1960 et 1992, le taux de mortalité infantile a baissé, passant d’une moyenne de 167 pour mille naissances à 66. Plus des trois quarts des enfants sont vaccinés.
Concernant la consommation d’énergie rapportée au PIB, une diminution des deux tiers a été enregistrée. Toutefois, avec moins de mille mètres cubes d’eau disponible par an et par habitant, plus de 55% de la population de la région souffre de graves pénuries d’eau.
Les facteurs
d’amélioration
prônés par le PNUD
Selon M. Fernando Cardoso, président du Brésil et participant aux travaux de conclusion du rapport des Nations Unies, humaniser la croissance économique à travers le monde reste la voie de l’équité, c’est aussi impératif pour le maintien des grands équilibres de demain. Selon lui, le monde change; les possibilité de mobilisation se déplacent. Et pourtant, les inégalités ne sont pas pour autant réduites. le rôle des Etats au sein de la communauté internationale et la façon dont ils gèrent les institutions mondiales sont fondamentaux. En outre, le défi le plus important qui se pose aux organisations multilatérales consiste à ré-inventer le sens de la collectivité et à ménager un espace pour la solidarité.
La tâche n’est certes pas facile, compte tenu de l’esprit individualiste qui caractérise les mentalités d’aujourd’hui. Toutefois, de l’avis de tous les experts, cette transformation est aujourd’hui fondamentale pour assurer la pérennité de notre économie moderne.
Gérard de HAUTEVILLE


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