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Actualités - Chronologie

France : le FN enlèverait la municipale de vitrolles

VITROLLES (France), 6 Février (AFP). — La conquête d’une quatrième ville par le Front national (FN, extrême-droite) semble inéluctable dimanche, lors de la municipale de Vitrolles (sud-est), malgré la multiplication des appels au «vote républicain» de ses adversaires.
Encore privé de toute représentation parlementaire, le FN, dont le patron Jean-Marie Le Pen a recueilli 15% des suffrages à la présidentielle de 1995, lance à Vitrolles un avertissement aux partis traditionnels, qui avaient longtemps minimisé l’enjeu de cette municipale en n’organisant aucun déplacement de personnalité de premier plan avant mercredi.
Visiblement accablée par l’avance écrasante du Front national, représenté par l’épouse du bras droit de Jean-Marie Le Pen, Catherine Mégret, la gauche unie, du parti communiste aux écologistes et aux centristes, a organisé son premier grand rassemblement mercredi soir à Vitrolles pour soutenir le maire sortant socialiste Jean-Jacques Anglade, seul adversaire du FN au second tour.
Apparemment peu convaincus de leur influence sur le vote des électeurs de cette cité-dortoir de Marseille (40.000 habitants), les politiques ont appelé au combat contre l’extrême-droite, «même s’il est désespéré», selon les mots de l’ancien ministre de l’action humanitaire de François Mitterrand, Bernard Kouchner.
Le numéro un des socialistes Lionel Jospin a martelé que l’arithmétique et la logique devaient faire gagner M. Anglade. Fort de 37% des voix dimanche dernier, le maire sortant bénéficie du retrait du candidat modéré, convaincu de se désister par tous les ténors de la majorité conservatrice, le premier ministre Alain Juppé en tête.
Mais la tâche sera difficile car Catherine Mégret, qui a toujours laissé savoir que, en cas de victoire, elle laisserait gouverner son mari, inéligible, a remporté plus de 46% des suffrages. Elle améliorait de trois points le score du FN en 1995, alors battu in extremis (353 voix) au second tour.
Le candidat socialiste, désavoué jusque dans ses propres rangs, ne pourra bénéficier que des voix les plus modérées de la droite traditionnelle locale qui, divisée sur son compte, a voté à 17% pour son candidat Roger Guichard.
Plutôt que de s’appuyer sur la personnalité de M. Anglade, inculpé dans une affaire de fausses factures, les leaders politiques se sont surtout attachés à dénoncer l’idéologie du Front national, parti «de la xénophobie, un parti ultraraciste et antisocial», selon M. Jospin.
Lançant de violentes attaques contre le FN, M. Jospin a estimé que Bruno Mégret «ressemble à ses homologues d’extrême-droite qui pactisaient avec l’ennemi nazi».
En présence de Bernard Kouchner et d’un des leaders écologistes, Noël Mamère, qui ont également agité le spectre du nazisme, le dirigeant du parti communiste Robert Hue a demandé aux électeurs «d’écarter le pire» en rejetant le FN, «sa démagogie, ses pratiques de haine et de division».
M. Hue a ajouté que cette élection serait «un choix de grande portée pour cette ville et pour le pays».
De fait, la victoire du FN confirmera sa forte implantation dans le sud-est, où il dirige déjà le grand port de Toulon (167.000 habitants), une centaine de kilomètres plus à l’est, Marignane, entre Vitrolles et Marseille, et Orange, un peu plus au nord dans la vallée du Rhône.
Surtout, à un an de la date prévue des législatives, une victoire, dimanche, conforterait les ambitions de Bruno Mégret, qui a laissé entendre qu’il se présenterait dans la circonscription de Vitrolles et Marignane.
VITROLLES (France), 6 Février (AFP). — La conquête d’une quatrième ville par le Front national (FN, extrême-droite) semble inéluctable dimanche, lors de la municipale de Vitrolles (sud-est), malgré la multiplication des appels au «vote républicain» de ses adversaires.Encore privé de toute représentation parlementaire, le FN, dont le patron Jean-Marie Le Pen a recueilli 15% des suffrages à la présidentielle de 1995, lance à Vitrolles un avertissement aux partis traditionnels, qui avaient longtemps minimisé l’enjeu de cette municipale en n’organisant aucun déplacement de personnalité de premier plan avant mercredi.Visiblement accablée par l’avance écrasante du Front national, représenté par l’épouse du bras droit de Jean-Marie Le Pen, Catherine Mégret, la gauche unie, du parti communiste aux écologistes...