Une entreprise qui commence à se faire oublier: le charbonnage. «Le malheur des uns fait le bonheur des autres», dit le dicton. L’abattage des arbres est interdit sous peine de sanction. Mais en cas d’incendie, les arbres morts peuvent être enlevés pour être recyclés en charbon. Quid donc des sinistres? Seraient-ils tous accidentels comme on le prétend, lorsqu’on sait le commerce que permet une telle «catastrophe naturelle»?. Les charbonnières sont installées en montagne, non loin des forêts sinistrées. Pour opérer il faut obtenir, de la municipalité dont relève la forêt qui est un bien public, un permis d’exploitation contresigné par le Caïmacam et le Mohafez de la région. Les droits atteignent moyennant plusieurs dizaines de millions de L.L., la taxe étant fixée en fonction de la superficie.
Un procédé séculaire
Le procédé de charbonnage est encore artisanal au Liban. La «machhara», comme on l’appelle, bâtie en forme circulaire avec un rayon de 3 à 4 mètres pour une hauteur de 2 mètres, nécessite 10 tonnes de bois coupé pour produire une tonne de charbon. Un muret de pierres enserre le bois tronçonné, disposé de façon conique, recouvert de feuillage sec, de cendre et de terre. Une semaine durant, le bois se consume de haut en bas. Le charbon est rempli dans des sacs de jute et envoyé au marché. Depuis que le ministère de l’Agriculture a interdit de toucher aux arbres afin de préserver l’environnement et la nature, la production de charbon connaît une baisse sensible. C’est à la fois dommage... Et tant mieux.
Une entreprise qui commence à se faire oublier: le charbonnage. «Le malheur des uns fait le bonheur des autres», dit le dicton. L’abattage des arbres est interdit sous peine de sanction. Mais en cas d’incendie, les arbres morts peuvent être enlevés pour être recyclés en charbon. Quid donc des sinistres? Seraient-ils tous accidentels comme on le prétend, lorsqu’on sait le commerce que permet une telle «catastrophe naturelle»?.Les charbonnières sont installées en montagne, non loin des forêts sinistrées. Pour opérer il faut obtenir, de la municipalité dont relève la forêt qui est un bien public, un permis d’exploitation contresigné par le Caïmacam et le Mohafez de la région. Les droits atteignent moyennant plusieurs dizaines de millions de L.L., la taxe étant fixée en fonction de la superficie.Un procédé...
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