Cette thèse est «une supercherie», a rétorqué un des avocats des plaignants, Daniel Petrocelli. «C’est ce que prétendent des coupables», a-t-il ajouté. Les preuves «montrent que (O.J. Simpson) a tué deux personnes, qu’il est un meurtrier». «La vérité, c’est que si vous examinez les preuves et faites appel au sens commun, vous verrez qu’il n’y a pas de malfaisance policière», a renchéri un autre avocat, John Kelly.
Les conseils des plaignants qui s’adressent en dernier au jury ont conclu leurs interventions mardi. Les sept femmes et cinq hommes qui composent le jury délibéreront ensuite pour déterminer si l’ex-sportif est responsable de l’assassinat de son ex-épouse, Nicole Brown Simpson, et d’un de ses amis Ronald Goldman. Dans l’affirmative, O. J. Simpson pourrait être condamné à verser des dommages et intérêts aux familles des victimes.
Dans sa plaidoirie finale, le principal défenseur d’O.J. Simpson, Robert Baker, a estimé qu’il «devait y avoir au moins deux agresseurs» et que ceux-ci étaient des «professionnels».
Preuves introduites
Reprenant la thèse qui avait valu à O.J. Simpson d’être acquitté par la justice criminelle le 3 octobre 1995, Robert Baker a expliqué que les policiers avaient été immédiatement convaincus de la culpabilité de l’ancien sportif et qu’ils n’avaient pas hésité à fabriquer des preuves contre un homme qu’ils considéraient comme un assassin.
«Tout indice qui n’incriminait pas O. J. Simpson a été ignoré, a-t-il lancé. Il n’y a pas eu le moindre effort pour trouver un quelconque responsable en dehors d’O.J. Simpson».
L’avocat a affirmé que deux preuves retrouvées au domicile d’O.J. Simpson — un gant et des chaussettes ensanglantés — avaient été volontairement déposées là. «Ce sont des preuves introduites. Il n’y a pas de doute à ce sujet», a-t-il dit, mettant en cause un policier «dévoyé», Mark Fuhrman.


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