Les dépenses d’achat d’armement, de défense et de sécurité pour les 22 membres de la Ligue se sont établies à 156,69 milliards de dollars en 1995, soit 25,61% du total de leurs dépenses, selon le rapport économique et social annuel de la Ligue arabe, publié samedi.
Les riches monarchies pétrolières du Golfe et la Syrie, toujours en état de guerre avec Israël, ont consacré plus de 30% de leurs dépenses à la défense.
L’Arabie Séoudite, principal producteur et exportateur de pétrole, demeure en tête de liste des pays ayant fait le plus de dépenses liées à la défense et à la sécurité.
Le royaume séoudien a consacré près de 31% du total de ses dépenses, estimées à environ 40 mds USD, à la défense et la sécurité, soit 12,4 mds USD.
Le sultanat d’Oman est le pays du Golfe, qui a consacré la plus grande partie de son budget à la défense, avec 43,3% en 1995, suivi par le Qatar (36%), les Emirats arabes unis (32,7%), le Koweit (29,2%) et Bahrein (27,6%).
Ce rapport, diffusé par le Fonds monétaire arabe (FMA), basé à Abou Dhabi, ne donne aucune statistique sur les dépenses de l’Irak, dont la puissance militaire a été décimée depuis la guerre du Golfe en 1991.
Bagdad est soumis par les Nations Unies à un embargo multiforme pour avoir envahi le Koweit en 1990. L’ONU réclame de l’Irak qu’il démantèle son arsenal d’armes de destruction massive pour lever l’embargo.
Deux milliards de
dollars par an
L’Arabie Séoudite et ses partenaires au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont renforcé leur armée après avoir constaté leur vulnérabilité lors de l’invasion du Koweit par les troupes irakiennes.
Le rapport ne mentionne pas le montant des achats militaires pour les six pays du CCG, estimé à deux milliards de dollars par an, selon des experts militaires.
Il ne fournit pas non plus de chiffres pour les dépenses militaires de la Syrie en 1995, qui constituaient 54,5% du total de ses dépenses au cours des quatre années précédentes, soit le niveau le plus haut dans le monde arabe.
Ces dépenses ont gardé un niveau élevé au Yémen (41,5%) du total des dépenses, en Jordanie (32,7%) et en Libye (27,8%). Elles se sont élevées à 25,5% au Maroc, à 18,66% en Egypte à 22,2% en Mauritanie, à 20,5% en Algérie, à 17,7% en Tunisie et à 14,5% au Soudan.
Le rapport ne fournit pas de statistiques pour la Somalie, le Liban et Djibouti.
Entre 1990 et 1995, les pays arabes ont consacré quelque 245,9 mds UDS à leur défense.


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