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Actualités - Analyse

Revue hebdomadaire des marchés financiers Effet ralentisseur des inquiétudes budgétaires

La situation fondamentale du marché des changes de Beyrouth ne s’est pas modifiée dans son ensemble la semaine dernière. Les besoins en livre libanaise pour les souscriptions aux bons du Trésor ne cessent d’augmenter ainsi qu’en témoigne l’abondance de l’offre du dollar qui ne trouve souvent de contrepartie à l’achat en dehors de la Banque du Liban (B.D.L.).Toutefois, ce schéma a subi un peu de changement à la veille du week-end, vraisemblablement sous l’effet de conjectures au sujet des modalités de financement de certaines dépenses supplémentaires introduites dans le projet du budget 1997. Cela d’autant qu’on parle de mobilisation syndicale à l’appui d’une majoration des salaires et d’autres revendications sociales.
On a donc remarqué, dès vendredi dernier, un certain ralentissement de l’activité accompagné d’une petite demande du dollar qui a un peu surpris les opérateurs. Mais ce mouvement intervenu à la veille du week-end ne devait en rien modifier les données fondamentales du marché toujours en faveur de la livre. C’est ainsi que le dollar a dû achever la semaine dernière entre 1545,50 et 1555,00 L.L. et à un taux moyen indicatif de 1550,25 L.L. contre 1546,00/1555,50 L.L. et un taux moyen indicatif de 1550,75 L.L. au vendredi 17 janvier, en léger repli de 0,03% en moyenne.
Dans ce schéma, le dollar, qui était franchement «survendu» de lundi à jeudi, se négociant pratiquement au bas de la fourchette d’intervention de la B.D.L. et pour son compte à 1545,50 L.L., faute de demandes privées, devait être recherché, vendredi dernier, entre 1545,55 et 1545,65 L.L. en dehors de la B.D.L. C’est donc ce petit changement qui a été retenu par les cambistes de la place comme un signe avant-coureur de ce qui pourrait se produire cette semaine. Mais maintenant, après le Conseil des ministres samedi dernier, on ne peut dire encore si les inquiétudes concernant le financement des crédits supplémentaires prévus dans le budget 1997 seront fondées ou non. Cela d’autant que le gouvernement s’était abstenu à relever les taxes, se contentant de mesures susceptibles d’améliorer la collecte des impôts et taxes en vigueur.

Dollar ferme malgré
les ventes bénéficiaires

A l’étranger, le dollar a éprouvé le besoin de souffler un peu à la fin de la semaine dernière, après les records de hausse qu’il avait affichés auparavant, le tirant jusqu’à 120,25 yen, 1,6425 D.M., 5,55 F.F... Ce mouvement a été relancé, vendredi, par une information donnée par la chaîne de télévision japonaise NHK selon laquelle la Banque du Japon serait intervenue pour enrayer la forte baisse du yen. En effet, le «billet vert», d’activement recherché qu’il était, de lundi à jeudi, a dû subir dès vendredi la pression de quelques ventes bénéficiaires émanant d’opérateurs inquiets de la dépréciation non seulement du yen mais du deutsche mark aussi, malgré que la Bundesbank semble approuver l’évolution actuelle des taux de changes qui favorise les exportations allemandes.
Toutefois, ce courant de dégagement sur le dollar n’est pas parvenu à prendre beaucoup d’ampleur, dans la mesure où toutes les données objectives continuaient à le privilégier sur toute autre monnaie. A cet égard, la communauté financière est restée jusqu’à la fin de la semaine dernière sous l’influence des déclarations faites mardi par le président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, devant la commission budgétaire du Sénat, selon lesquelles la croissance de l’économie américaine demeurait vigoureuse et l’inflation faible, deux facteurs qui sont censés soutenir la demande du dollar à travers des actifs américains.

Ce mouvement a été renforcé aussi par la publication du «Beige Book» de la Réserve fédérale, réitérant les propos de son président au Sénat et réaffirmant que l’inflation est plus faible et la croissance plus forte que ne le suggèrent les statistiques. Cela d’autant qu’on apprenait que le nombre des demandeurs d’allocations-chômage aux Etats-Unis au courant de la 3e semaine de janvier auront augmenté de 34.000 personnes à 355.000, et que les mises en chantier de logements avaient diminué de 12,2% le mois dernier contre une hausse de 9,2% en novembre, excluant toute tendance de l’économie américaine à la surchauffe.
Dans ces conditions, et compte tenu du ralentissement des économies en Europe et au Japon, l’engouement des investisseurs pour les placements en actifs américains continuait à nourrir la demande du dollar sur les marchés. Cela étant, les quelques ventes bénéficiaires dont il a fait l’objet, vendredi, devaient contribuer à réduire les excès commis à sa hausse. Il s’est négocié ainsi à la clôture de New York, vendredi, à 118,85 yen, après 120,25, contre 117,35 au vendredi 17 janvier (+1,28%); à 1,6295 D.M., après 1,6425, contre 1,6175 (+0,74%); à 5,4965 F.F., après 5,55, contre 5,4530 (+0,80%); à 1,4055 F.S., après 1,4295, contre 1,4015 (+0,29%); à 1590,00 lires, après 1605,00, contre 1569,00 (+1,34%) et à 1,6290 pour un sterling contre 1,6675 (+2,36%).

Or: Réduction des pertes

La flambée de Wall Street et du dollar jusqu’au milieu de la semaine dernière qui avait provoqué un fléchissement de l’or à moins de 350,00 dollars l’once pour la première fois depuis septembre 1993, ne devait pas se poursuivre. Des rachats du découvert conjugués à des achats à bon compte ne tardaient pas à s’installer sur les marchés des métaux précieux dès jeudi, leur permettant de recouvrer une bonne partie de leur terrain perdu. En effet, la parité de l’once est parvenue à clôturer, vendredi, à New York, à 353,10 dollars contre 355,50 dollars au vendredi 17 janvier, réduisant sa baisse de 2,5 à 0,73% en moyenne.
Quant à l’argent-métal, il a, en outre, bénéficié d’une demande spéculative à l’approche de l’échéance mensuelle de janvier, le tirant au seuil de 5,00 dollars l’once, avant de clôturer la semaine, vendredi dernier, à 4,956 dollars contre 4,7430 dollars au vendredi 17 janvier, en forte hausse de 4,49% en moyenne.

Elie KAHWAGI
La situation fondamentale du marché des changes de Beyrouth ne s’est pas modifiée dans son ensemble la semaine dernière. Les besoins en livre libanaise pour les souscriptions aux bons du Trésor ne cessent d’augmenter ainsi qu’en témoigne l’abondance de l’offre du dollar qui ne trouve souvent de contrepartie à l’achat en dehors de la Banque du Liban (B.D.L.).Toutefois, ce schéma a subi un peu de changement à la veille du week-end, vraisemblablement sous l’effet de conjectures au sujet des modalités de financement de certaines dépenses supplémentaires introduites dans le projet du budget 1997. Cela d’autant qu’on parle de mobilisation syndicale à l’appui d’une majoration des salaires et d’autres revendications sociales.On a donc remarqué, dès vendredi dernier, un certain ralentissement de...