Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Vigoureuse contre-offensive du gouvernement zairois contre les rebelles (photo)

KISANGANI, 26 Janvier (AFP). — Le Zaïre, après avoir abandonné il y a 3 mois sa région de l’est, el Kivu, aux rebelles banyamulenges aidés par les armées rwandaise et ougandaise, a lancé la semaine dernière une vigoureuse contre-offensive dont le front principal se trouve à 300 km de Kisangani.
Les troupes zaïroises aidées par des «instructeurs» étrangers, venus notamment de l’ex-Yougoslavie, ont porté le fer en arrière des lignes rebelles coupant leurs approvisionnements en munitions. Une centaine de rebelles ont été tués dont un de leurs chefs militaires, a annoncé un communiqué du ministère zaïrois de la Défense.
L’armée zaïroise, reconstituée après sa défaite sous le commandement unique du général Mahele Lioko, a stoppé l’avance rebelle à environ 300 km de Kisangani et à une centaine de kilomètres de Walikale. Ceux-ci menaient depuis 3 mois une progression prudente qui n’était freinée que par les anciens militaires rwandais chassés de leur pays après le génocide de 1993.
Le front est situé de part et d’autre de la rivière Osso. Les belligérants ont installé des positions, mis en place de l’artillerie et se battent depuis plus de 2 semaines. Plus d’une centaine de blessés légers ont été dénombrés à l’hôpital de Kisangani. Des militaires plus gravement atteints sont soignés dans un autre établissement dont l’accès n’a pas été autorisé à la presse.

Le gouvernement zaïrois a rejeté «toute idée de dialogue avec les rebelles» et réaffirmé sa «détermination» à «récupérer la totalité du territoire occupé» par eux dans l’Est du pays.
Dans un communiqué diffusé à la radio nationale à l’issue d’un Conseil des ministres, le gouvernement a en outre accusé une nouvelle fois le Rwanda et l’Ouganda «d’être aux côtés des rebelles» et affirmé que ces derniers «utilisent des enfants comme boucliers humains».
De son côté, la presse zaïroise de toutes tendances s’est insurgée contre les informations accusant l’armée zaïroise de raccourcir aux services de «mercenaires» étrangers.
Après la défaite, pour ne pas dire la débandade, de novembre, principalement due au manque de motivation des militaires zaïrois, l’absence de matériel avait été évoquée.
Depuis le début du mois, l’aéroport de Kisangani a été le théâtre de nombreuses livraisons d’armes et de munitions venues principalement d’Europe de l’est. Des hélicoptères MI24 ont été achetés en Russie et confiés à des équipages étrangers chevronnés.
Ce sont eux qui ont effectué le raid sur Walikale en milieu de semaine coupant les rebelles de leur bases arrières et leur interdisant tout nouvel approvisionnement.
Quant à l’armée, alors que les fuyards de l’est continuent de piller certaines régions reculées, pourchassés par les gendarmes, un conseil de guerre a voulu, semble-t-il, donner l’exemple en condamnant à mort 14 militaires dont 4 officiers pour «lâcheté». D’autres procès sont annoncés dont ceux de plusieurs officiers supérieurs.
KISANGANI, 26 Janvier (AFP). — Le Zaïre, après avoir abandonné il y a 3 mois sa région de l’est, el Kivu, aux rebelles banyamulenges aidés par les armées rwandaise et ougandaise, a lancé la semaine dernière une vigoureuse contre-offensive dont le front principal se trouve à 300 km de Kisangani.Les troupes zaïroises aidées par des «instructeurs» étrangers, venus notamment de l’ex-Yougoslavie, ont porté le fer en arrière des lignes rebelles coupant leurs approvisionnements en munitions. Une centaine de rebelles ont été tués dont un de leurs chefs militaires, a annoncé un communiqué du ministère zaïrois de la Défense.L’armée zaïroise, reconstituée après sa défaite sous le commandement unique du général Mahele Lioko, a stoppé l’avance rebelle à environ 300 km de Kisangani et à une centaine de...