«Cette légère embellie fait suite à l’accord sur Hébron, qui a constitué une percée dans le processus de paix», a-t-on précisé de même source.
Le processus de paix au Proche-Orient était bloqué de facto depuis la victoire électorale en mai de M. Benjamin Netanyahu, chef du Likoud (droite).
Selon le quotidien «Yédiot Aharonot», une société égyptienne d’investissements dirigée par l’homme d’affaires Ibrahim Kamel a ainsi racheté ces derniers jours aux Etats-Unis des actions de l’entreprise métallurgique Koor pour un montant estimé à plusieurs millions de dollars.
L’ambassadeur égyptien en Israël Mohammed Bassiouny a estimé devant des journalistes que «l’accord sur Hébron a créé une atmosphère propice à la reprise de la coopération régionale». En 1995, les échanges israélo-égyptiens ont atteint 40 millions USD, contre 20 millions en 1994.
Plusieurs journaux israéliens ont évoqué une récente commande d’Abou Dhabi portant sur vingt tonnes de café israélien d’un montant de quelque 150.000 USD.
Ils ont aussi fait état d’un prochain resserrement des liens avec le Maroc, notamment dans le domaine du trafic aérien.
Selon le porte-parole du ministère israélien du Tourisme, des représentants de l’Autorité palestinienne se sont par ailleurs dit intéressés à ouvrir un pavillon palestinien à la foire internationale du tourisme qui doit s’ouvrir dans une dizaine de jours à Tel-Aviv.
Les exportations d’Israël vers les territoires autonomes de Cisjordanie et Gaza ont représenté 1,3 milliard USD l’année dernière, 64% des exportations palestiniennes étant parallèlement absorbées par l’Etat hébreu.
Israël a signé des traités de paix avec l’Egypte (1979) et la Jordanie (1994). Plusieurs pays arabes ont en outre noué des liens diplomatiques à divers niveaux avec l’Etat hébreu: le Maroc, la Tunisie, la Mauritanie, Qatar, et Oman.
Barak parle d’un
Etat palestinien
Sur un tout autre plan, M. Ehud Barak, le candidat le mieux placé pour remplacer Shimon Pérès à la tête du Parti travailliste israélien, a évoqué pour la première fois la création possible d’un Etat palestinien.
«Le processus de paix peut aboutir à la création d’un Etat palestinien», a affirmé M. Barak au cours d’un discours à l’université de Tel-Aviv.
M. Barak, ancien chef d’état-major et ex-ministre des Affaires étrangères, a toutefois critiqué ceux qui, au sein du Parti travailliste, la principale formation de l’opposition, se prononcent ouvertement en faveur de la création d’un Etat palestinien.
«On ne peut exclure cette possibilité, mais il n’y a aucune raison pour favoriser cette solution avant que des progrès ne soient enregistrés dans les négociations sur le statut définitif des territoires palestiniens», a-t-il ajouté.
Jusqu’à présent, M. Barak considéré comme un «faucon» au sein de son parti, était opposé à l’idée même d’un Etat palestinien.


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