Cette évolution pourrait annoncer un renforcement de la production au Japon aux dépens des «transplants» développés à l’étranger ces dernières années, selon des sources industrielles.
Le numéro un national Toyota a annoncé une augmentation de sa production de 7,5% au Japon en 1996, à 3,41 millions d’unités, grâce à une bonne demande intérieure pour ses nouveaux modèles — essentiellement des véhicules de loisirs qui ont actuellement le vent en poupe — et à une hausse des exportations.
Ces dernières ont augmenté de 6,2% à 1,28 million d’unités.«Les marchés automobiles se sont bien comportés en Europe et en Asie, et au Moyen-Orient la dépréciation du yen a favorisé nos exportations», a précisé un porte-parole du constructeur.
En novembre, les cinq premiers constructeurs nippons avaient retenu une prévision d’un dollar à 106-108 yens pour l’exercice au 31 mars 1997, contre 90-96 yens un an plus tôt. Or le billet vert se traitait lundi à 117,90 yens, au plus haut depuis 46 mois, ce qui favorise les exportations japonaises.
Première hausse
depuis six ans
Honda, numéro trois japonais en termes de ventes, a annoncé une hausse de 12,9% de sa production intérieure en 1996, à 1,09 million de véhicules, grâce là encore à une forte demande pour ses véhicules de loisirs. Ses exportations ont en revanche baissé de 14,5% à 371.176 unités.
Mazda a pour sa part assemblé 773.567 véhicules au Japon en 1996, chiffre en hausse de 0,3%, avec une progression de 3,1% de ses exportations, à 454.125.
Ces chiffres devraient se traduire par une hausse de 1,5% de la production d’automobiles au Japon en 1996, à 10.35 millions d’unités, selon des sources industrielles. Il s’agirait dans ce cas par la première augmentation de la production au Japon depuis six ans.
Les chiffres complets seront publiés par l’Association des constructeurs automobiles japonais (JAMA) d’ici la fin du mois.
Les exportations sont en revanche attendues en baisse de 2,1% à 3,71 millions d’unités, leur onzième contraction en autant d’années.
La production intérieure avait baissé ces dernières années, conséquence du yen fort qui a incité les constructeurs à renforcer leur présence à l’étranger pour bénéficier de coûts moindres.
Nissan et Mitsubishi Motors, dont les véhicules ont connu moins de succès, ont en revanche annoncé une baisse de leur production.
Nissan, numéro deux japonais, a vu sa production diminuer de six pour cent à 1,61 million de véhicules et ses exportations reculer de 2,7% à 581.584 unités.
La production de Mitsubishi a chuté de 9,6% à 1,20 million de véhicules, et ses exportations ont baissé de 10% également à 455.498.


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