Outre-Atlantique, la semaine commencera mardi avec l’intervention du président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, devant la Commission bancaire du Sénat.
Après une série de statistiques démontrant la vigueur de l’économie américaine, les opérateurs des marchés obligataires seront attentifs au ton adopté par le président de la Fed. Un style plus allant qu’à l’ordinaire risque de faire ressurgir les craintes d’un relèvement des taux.
«Il (Greenspan) serait plutôt tenté de laisser entendre que les taux seront relevés plus tôt que ce que la plupart des prévisionnistes avaient prévu à la fin de l’année dernière», a déclaré Adrian Schmidt, économiste international à la Chase à Londres.
«Si une partie de ce raisonnement est déjà prise en compte dans les marchés, ça risque tout de même de les rendre un peu nerveux».
En Europe, le ton sera sans doute donné dès lundi pour le reste de la semaine, avec les chiffres de la croissance monétaire allemande.
«Les données de M3 pour le mois de décembre devraient confirmer qu’un resserrement des taux (en Allemagne) n’est pas à l’ordre du jour cette année , et même peut-être l’année prochaine», a souligné David Bickman, analyste européen à Yamaichi International à Londres.
Ce dernier table sur une croissance de l’agrégat monétaire de 7,6% contre 8,0% en novembre. La statistique devrait soutenir les fonds d’Etat allemands, et par ricochet, les autres marchés obligataires européens.
Plus de chances
en Italie
Les marchés accorderont également du temps à l’enquête de l’IFO, publiée mardi, sur le climat des affaires en décembre.
Enfin, les déclarations jeudi dernier de Hans Juergen Krupp, membre du conseil de la Buba, sur la faiblesse de l’économie et l’importance du chômage outre-Rhin, donneront un peu de piquant à la réunion de routine de la Banque centrale allemande, qui en avait manqué dernièrement. Mais il n’en reste pas moins que les analystes ne s’attendent pas à ce que la Buba modifie son cap monétaire ce jeudi.
Les chances sont plus nombreuses en Italie, disent-ils. Et là aussi, les marchés seront alimentés d’informations précieuses sur l’évolution des taux avec, lundi et mardi, les chiffres des prix à la consommation des principales villes du pays.
En France, la semaine est riche en statistiques, avec les chiffres de la construction neuve, des dépenses des ménages, des prix à la consommation, de la production industrielle et du commerce extérieur.
En Grande-Bretagne, le calendrier est chargé également. Mardi, ce seront les données de la croissance des agrégats monétaires MO et M4 qui susciteront l’intérêt, puis les marchés auront les chiffres des commandes dans le B-TP, l’enquête de la Confédération de l’industrie britannique et les ventes au détail.


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