Dans son rapport mensuel sur l’économie, l’Agence de planification (EPA) reprend les mêmes expressions que dans son étude de décembre et suggère les mêmes remèdes.
L’Agence assure que le gouvernement continuera à mettre en avant un certain nombre de réformes structurelles, et notamment celles concernant la déréglementation de la sphère financière, et à travailler de façon à assurer la reprise.
«La Bourse peut évoluer en fonction de ses propres convictions, mais moi, je tiens à souligner que les indicateurs économiques ne vont pas dans la mauvaise direction», a déclaré le ministre du Plan, Taro Aso, à la presse.
Invité à dire si son ministère envisageait des mesures d’urgence pour freiner la chute de la Bourse, le ministre des Finances, Hiroshi Mitsuzuka, a indiqué que la première priorité du gouvernement était le collectif budgétaire.
«Nous continuons de surveiller les mouvements du marché boursier avec le plus grand intérêt», a-t-il ajouté.
A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei, qui a abandonné jusqu’à 2.000 points la semaine dernière, perdait 500 points au cours de la première demi-heure de transactions. Il est toutefois parvenu à annuler ses pertes, pour clôturer en baisse de 0,14%, soit un recul de 25,66 points seulement.
Un représentant de l’Agence de planification a reconnu que la déroute du marché aurait un impact négatif sur le climat des affaires et par conséquent sur l’investissement, mais de façon limitée. Les dépenses d’investissement sont en hausse, a-t-il ajouté, et les entreprises seront de plus en plus contraintes d’investir afin de s’adapter aux réformes structurelles.
Il a dit être conscient du fait que la faiblesse de la Bourse risquait de limiter la capacité des banques à gérer leurs créances douteuses et à assurer leur activité de prêts. Mais compte tenu de la faiblesse de la demande en liquidités au Japon, le crédit ne devrait pas être affecté outre mesure.
Le gouvernement semble cependant assez isolé dans cette position et les économistes comme les responsables politiques semblent davantage préoccupés par les malheurs de la Bourse.
«Il est évident que la chute du Nikkei a augmenté le risque d’une contraction de l’économie en 1997», a relevé Jesper Koll, économiste auprès de J.P. Morgan Securities Asia Ltd.
Même écho auprès des dirigeants du PLD au pouvoir, qui insitent auprès du gouvernement pour qu’il réfléchisse à des mesures susceptibles de relancer le marché boursier.

