ASMARA, 14 Janvier (AFP). — L’opposition armée soudanaise a revendiqué mardi à Asmara de nouvelles victoires face à l’armée gouvernementale dans l’est du Soudan, affirmant que «les combats continuent».
Un porte-parole de l’Alliance démocratique nationale (NDA, opposition soudanaise) a affirmé que les forces de cette alliance avaient pris lundi un «camp stratégique», Al Keili, situé entre Kurmuk et Demazin.
Le représentant à Asmara du Mouvement de libération des peuples du Soudan (SPLM, faisant partie de la NDA) avait affirmé dès dimanche que les forces de l’alliance avaient pris Kurmuk, ainsi que Qeissan et Gova, dans le sud de la région du Nil Bleu.
Le porte-parole de la NDA a également affirmé mardi que les forces de l’opposition avaient pris le contrôle au cours des deux jours précédents de Shali el Fil et Dimansur, au sud de Kurmuk. Selon lui, ces forces étaient en train mardi d’attaquer la petite ville de Mahan.
Le Soudan, qui a décrété la «mobilisation générale», a accusé lundi l’Ethiopie d’avoir attaqué des villes frontalières de l’est de son territoire. L’Ethiopie a démenti.
L’opposition soudanaise regroupée au sein de la NDA est basée en Erythrée, pays voisin du Soudan, qui a rompu ses relations diplomatiques avec Khartoum en décembre 1994.
L’Ethiopie dément
son implication
De son côté, l’Ethiopie a rejeté les accusations soudanaises selon lesquelles elle aurait attaqué deux villes frontalières et les a qualifiées de «fausse accusation habituelle».
Selon la radio nationale éthiopienne, qui citait un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, le Soudan accuse l’Ethiopie «pour détourner l’attention de la population des problèmes intérieurs et en faire un jihad (guerre sainte)».


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