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Liban

Joumblatt dénonce l’infiltration d’officiers de l’ancien régime à certains postes

Le leader du PSP et chef du Rassemblement démocratique, Walid Joumblatt, a critiqué ouvertement hier soir le comportement, qu'il a jugé « suspect », de certains officiers de l'armée. Il a dénoncé sur ce plan certaines attitudes qui sont couvertes, a-t-il précisé, par divers officiers, citant notamment sur ce plan le général Jean Kahwagi, commandant de l'armée, et Georges Khamis (très proche du chef du CPL, Michel Aoun). M. Joumblatt a mis en garde dans ce cadre contre « l'infiltration d'officiers de l'ancien régime (sécuritaire libano-syrien) à certains postes », notamment au ministère des Télécommunications. « Nous sommes encore à la veille des élections, et certains officiers de l'ancien régime commencent à s'infiltrer à certains postes, a-t-il déclaré. Quelle serait alors la situation s'ils (les alliés de la Syrie) parviennent à contrôler tout le pays (en cas de victoire du 8 Mars aux élections législatives). Ils contrôleront alors la Justice, les services de sécurité, l'administration, et les Syriens n'auront plus besoin dans ce cas d'envoyer à nouveau leur armée car ils mettront la main sur le pays par le biais de leurs alliés. »
Dans le cadre de ses critiques contre le comportement de certains officiers de l'armée, M. Joumblatt a insinué que le ministre de la Défense, Élias Murr, adopte à ce propos une attitude « ambiguë ». « Nous voulons qu'il adopte une position claire et sans équivoque », a-t-il ajouté à ce sujet.
Après avoir déploré les récentes menaces proférées par Michel Aoun contre ses détracteurs, M. Joumblatt a réaffirmé qu'il ne saurait être question pour lui de reprendre le dialogue avec le régime syrien, soulignant en substance qu'il avait clos ce dossier et qu'il ne réclamait nullement une médiation quelconque du Hezbollah à ce propos. Le leader du PSP a, d'autre part, fait état de la distribution d'armes au Hamas dans les camps de réfugiés du Liban, soulignant que la Syrie cherche à réitérer au Liban le coup de force perpétré par le Hamas à Gaza afin de montrer aux pays occidentaux qu'elle contrôle les cartes du Hamas et du Liban. « Un tel projet, a-t-il affirmé, reviendrait à saper l'initiative arabe de paix et à transformer l'ensemble de la région en une zone d'influence iranienne. Le Liban ne peut supporter d'être transformé en un nouveau Gaza en raison de son pluralisme politique. »
Le leader du PSP a, par ailleurs, souligné que la coalition du 14 Mars doit mener la prochaine bataille électorale non pas sur base de considérations clientélistes ou de l'octroi de certains services, mais sur base des principes qui ont été à la base du rassemblement du 14 mars 2005 et de la révolution du Cèdre. « Parmi ces principes, a-t-il précisé, le refus de transformer le Liban en une rampe de lancement de roquettes et l'attachement à la convention d'armistice entre le Liban et Israël, ainsi que le respect de la diversité et des pratiques démocratiques. » En conclusion, M. Joumblatt s'est prononcé pour la représentation de la Gauche démocratique dans la prochaine Assemblée et pour la formation d'un bloc parlementaire centriste.
Le leader du PSP et chef du Rassemblement démocratique, Walid Joumblatt, a critiqué ouvertement hier soir le comportement, qu'il a jugé « suspect », de certains officiers de l'armée. Il a dénoncé sur ce plan certaines attitudes qui sont couvertes, a-t-il précisé, par divers officiers, citant notamment sur ce plan le général Jean Kahwagi, commandant de l'armée, et Georges Khamis (très proche du chef du CPL, Michel Aoun). M. Joumblatt a mis en garde dans ce cadre contre « l'infiltration d'officiers de l'ancien régime (sécuritaire libano-syrien) à certains postes », notamment au ministère des Télécommunications. « Nous sommes encore à la veille des...
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