Les roquettes de 122 mm ont été répérées lors d'une patrouille de l'armée et de la Finul dans la vallée Hamoul, au nord-est de la ville côtière de Naqoura, au Liban-Sud.
« Elles n'étaient pas prêtes à être tirées », a souligné un porte-parole de l'armée, sans préciser s'il s'agissait de vieilles roquettes.
La porte-parole de la Finul, Yasmina Bouziane, a indiqué qu'« une plate-forme (de lancement) ainsi que des câbles électriques ont également été découverts près des roquettes ».
Un expert militaire a été dépêché sur place pour inspection et une enquête a été ouverte.
Le 8 janvier, quatre roquettes tirées à partir du Liban s'étaient abattues dans le nord d'Israël, blessant deux femmes, alors que l'opération lancée le 27 décembre contre le Hamas dans la bande de Gaza était en cours. Ces tirs isolés avaient fait craindre un embrasement sur un nouveau front dans la guerre de Gaza. L'armée israélienne a riposté en tirant plusieurs obus vers le Liban.
Une semaine plus tard, plusieurs autres roquettes se sont abattues sur le nord d'Israël, sans faire de victimes.
Cette nouvelle découverte de roquettes, hier, est intervenue au moment où l'armée israélienne était sur le qui-vive hier de crainte d'une attaque du Hezbollah pour venger la mort de Imad Moghniyé, assassiné il y a un an.
Des unités spéciales d'intervention et de surveillance ont été placées en état d'alerte, selon ces sources militaires.
Toutefois, un porte-parole de l'armée israélienne interrogé par l'AFP n'a pas fait mention d'un état d'alerte générale dans la région.
Les services antiterroristes avaient mis en garde dimanche les ressortissants israéliens à l'étranger contre des projets d'attentat ou d'enlèvement par le Hezbollah, à l'approche du premier anniversaire de la mort de Moghniyé, tué dans un attentat à la voituré piégée le 12 février 2008 à Damas.
Le 29 janvier, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait affirmé que sa formation envisageait toujours de venger l'assassinat de Moghniyé, qu'il a de nouveau imputé au Mossad. Israël a toujours nié une quelconque implication.
Par ailleurs, de hauts responsables militaires ont exprimé une vive préoccupation à la suite d'informations parvenues en Israël sur la livraison par la Syrie au Hezbollah de missiles sol-air de dernière génération.
Ils ont estimé que le déploiement de ces armes menacerait gravement la poursuite des survols du Liban par l'aviation israélienne.
Mardi, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, avait adressé une mise en garde au Hezbollah contre toute velléité d'attaque. « (...) Je ne conseille pas au Hezbollah de nous tester car les conséquences pourraient être plus douloureuses que ce que l'on imagine. »
Sur un tout autre plan, signalons que la Pologne a décidé hier de supprimer ses missions au Liban, au Tchad et sur le plateau du Golan, « en raison de coupes budgétaires » dues à la crise mondiale, selon le ministre polonais de la Défense, Bogdan Klich.
« Ces trois missions sont supprimées, notamment en raison de coupes budgétaires, mais aussi du fait que les missions sous l'égide des Nations unies (ONU) ne font pas partie des priorités de la Pologne », a déclaré M. Klich à la chaîne d'informations en continu TVN 24.
« Les missions de l'OTAN et de l'UE (Union européenne) sont la priorité de la Pologne », a-t-il ajouté.
La Pologne avait déployé près de 500 militaires dans le cadre de la Finul au Liban.


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