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Environnement - Déchets Ménagers

La décharge de Tripoli va rouvrir ses portes « temporairement »


La décharge de Tripoli va rouvrir ses portes « temporairement »

Des déchets accumulés dans les rues de Tripoli, le 7 octobre 2026. Photo Suzanne Baaklini/L'Orient-Le jour

Face à la crise des déchets qui menaçait la ville, la municipalité de Tripoli a finalement opté pour la solution de rapiéçage : rouvrir « temporairement » la décharge côtière dont la fermeture avait entraîné l’accumulation d’ordures dans les rues.

L’histoire commence dans la première semaine d’octobre, quand la décharge de la grande agglomération du Nord est fermée sur directive du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), parce que saturée depuis la fin de l’été et risquant de s’effondrer. Les rues de la ville s’étaient alors trouvées inondées de détritus, forçant la Fédération des municipalités de Tripoli (qui en compte trois) à prendre la décision de créer un site de stockage temporaire dans l’ancienne usine de traitement désaffectée. Une solution qui ne pouvait durer, naturellement. La fédération espérait qu’une solution temporaire visant à envoyer les déchets de la ville dans une décharge dans le Akkar, à Srar, plus au nord, se profilerait. Or le refus des habitants du Akkar a été le plus fort.

Malgré le refus initial du président de la fédération, Waël Zmarly, de rouvrir la décharge en raison des risques, il semble que c’est la volonté du président de la municipalité de la ville, Abdel Hamid Karimé, qui a prévalu. Dans un communiqué publié tard jeudi, M. Karimé a annoncé un plan en plusieurs points : création d’une nouvelle cellule pour l’enfouissement des déchets « suivant les normes environnementales » (sans préciser où), réouverture de l’actuelle décharge « jusqu’à ce qu’une alternative soit trouvée », et mise à disposition de terrains municipaux à l’Autorité nationale de gestion des déchets « en vue de projets de solutions durables ». M. Karimé évoque également la prorogation du contrat de la société Lavajet (collecte des déchets), qui expirait bientôt, « jusqu’à l’organisation d’un nouvel appel d’offres ».


À cette occasion, il a remercié le président de la République Joseph Aoun, et le Premier ministre Nawaf Salam, d’avoir « adopté » ce plan en Conseil des ministres, appelant à sa mise en application rapide.


Face à la crise des déchets qui menaçait la ville, la municipalité de Tripoli a finalement opté pour la solution de rapiéçage : rouvrir « temporairement » la décharge côtière dont la fermeture avait entraîné l’accumulation d’ordures dans les rues.L’histoire commence dans la première semaine d’octobre, quand la décharge de la grande agglomération du Nord est fermée sur directive du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), parce que saturée depuis la fin de l’été et risquant de s’effondrer. Les rues de la ville s’étaient alors trouvées inondées de détritus, forçant la Fédération des municipalités de Tripoli (qui en compte trois) à prendre la décision de créer un site de stockage temporaire dans l’ancienne usine de traitement désaffectée. Une solution qui ne pouvait durer,...
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