Les députés lors du débat de politique générale au Parlement, le mercredi 16 septembre 2026. Photo Hussein Ibrahim/site Internet du Parlement libanais
Le Parlement a procédé mardi au renouvellement de la composition de son bureau et de ses commissions parlementaires. Les cinq postes du bureau ont été pourvus sans opposition, par réélection des députés sortants, tandis que la composition des commissions n’a connu que des changements mineurs, rapporte l’Agence nationale d’information (Ani, officielle). En quinze minutes, la séance était pliée, après notamment que le président de la Chambre, Nabih Berry, a refusé d'ouvrir le débat, notamment sur la question de l'amnistie générale.
Selon l’Ani, Alain Aoun et Hadi Abou el-Hosn ont été réélus secrétaires parlementaires, tandis que Michel Moussa, Hagop Pakradounian et Abdel Karim Kabbara ont été reconduits dans leurs fonctions de commissaires.
Le Parlement a également renouvelé la composition de ses commissions, y compris les postes de présidents et de rapporteurs, avec seulement quatre changements au sein de ces instances. La députée Halima Kaakour a remplacé Ibrahim Kanaan comme membre au sein de la commission de l’Administration et de la Justice, Akram Chehayeb a remplacé son collègue au sein du même groupe parlementaire Hadi Abou el-Hosn à la commission de l’Agriculture et du Tourisme, Bilal Hocheimy a pris la place d'Ibrahim Moussaoui à la commission des Droits de l’homme, et Najat Aoun a remplacé Achraf Beydoun au sein de la commission des Technologies de l’information.
Berry refuse de discuter de la réunion des députés sunnites
Avant le début des élections des commissions, le député Imad el-Hout a demandé la parole pour soulever une question de procédure, évoquant la tenue d’une réunion, la veille, de députés sunnites sur la décision du Conseil constitutionnel portant sur la loi d’amnistie, qu’ils contestent. Le président du Parlement, Nabih Berry, a estimé que cette question ne relevait pas de la procédure parlementaire. Les députés sunnites accusent le CC d’avoir « empiété sur les prérogatives de la Chambre », dans un contexte de colère dans les rangs de la communauté, après que l'instance a rejeté un recours en annulation de la loi d'amnistie, en y intégrant toutefois des amendements.
La députée Paula Yacoubian a, elle, réclamé la tenue d’une séance législative pour aborder plusieurs dossiers, notamment les demandes de levée de l’immunité parlementaire, la loi sur les loyers et d’autres questions touchant les citoyens. La loi sur les loyers est, au Liban, un sujet de débat de longue date, qui porte notamment sur les relations entre propriétaires et locataires ainsi que sur l’ajustement progressif des loyers pour les baux anciens. Les différends liés à son application ont suscité des inquiétudes quant à l’accessibilité financière du logement et aux droits, tant des propriétaires que des locataires.
Halimé Kaakour a de son côté exprimé des préoccupations concernant l’absence répétée de députés aux réunions des commissions, tandis que le député Waddah Sadek a plaidé pour un meilleur encadrement de l’assiduité et pour que les réunions des commissions soient rendues publiques.

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