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Dernières Infos - Guerre

Au Yémen, les hôpitaux sont débordés, alerte le CICR


Des commerçants vendant des sacs de farine depuis un camion, dans la ville de Taëz, autour de laquelle s'affrontent les houthis et les forces gouvernementales yéménites, le 11 octobre 2026. Photo REUTERS/Ebrahim al-Suhaibi

Les hôpitaux du Yémen peinent à faire face au nombre croissant de patients blessés par la guerre, a averti mercredi la Croix-Rouge, alors que le système de santé du pays est confronté à des pénuries critiques.

« Les hôpitaux et les structures de santé sont débordés », a indiqué le Comité international de la Croix-Rouge dans un communiqué, évoquant une flambée « sans précédent » de blessés de guerre. Alors que les victimes affluent, les services de santé du Yémen atteignent leurs limites.

Les hostilités ont repris en juillet au Yémen entre les houthis, combattants pro-iraniens, et les forces gouvernementales yéménites appuyées militairement par l'Arabie saoudite. Les combats ne connaissent aucun répit : Riyad a visé mardi la capitale yéménite Sanaa, aux mains des combattants anti-gouvernementaux, qui ont, eux, ciblé des sites à travers l’Arabie saoudite.

« Les équipes de traumatologie sont soumises à une pression énorme », a déclaré Feras Abusamra, coordinateur santé du CICR, cité dans le communiqué. « Seules quelques structures de santé en état de fonctionner au Yémen sont en mesure de dispenser l’ensemble des soins de traumatologie, tandis que les hôpitaux de première ligne reçoivent un grand nombre de blessés alors qu'ils ne disposent que d'un stock limité de matériel chirurgical, de produits d’anesthésie, d’oxygène et de médicaments », a-t-il ajouté. Le CICR a averti que la pression supplémentaire sur les hôpitaux réduisait leur capacité à traiter les personnes souffrant de pathologies sans lien avec le conflit.

« Nous craignons que le système n'ait plus que très peu de capacité pour absorber une forte hausse du nombre de victimes », a déclaré Christine Cipolla, cheffe de la délégation du CICR au Yémen.

Parallèlement, le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU a averti que les combats avaient coupé l'accès de l'organisation à quelque 800.000 personnes, les lignes de front mouvantes entravant l’acheminement de l'aide humanitaire vitale, notamment vers Taëz (sud-ouest), la troisième plus grande ville du Yémen. « Cette perte d'accès est particulièrement alarmante, sachant que Taëz présente certains des niveaux d'insécurité alimentaire les plus élevés du pays », a indiqué le PAM dans un communiqué. L'organisation a précisé que, dans l'ensemble du Yémen, plus de 18 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, tandis qu'environ 2,2 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë. « C'est le type de situation qui peut rapidement se transformer en catastrophe humanitaire », a expliqué El-Khidir Daloum, directeur pays du PAM au Yémen. Le PAM affirme avoir besoin de 268 millions de dollars pour maintenir une aide alimentaire d’urgence et des services logistiques humanitaires essentiels au Yémen jusqu’en 2027.

Les hôpitaux du Yémen peinent à faire face au nombre croissant de patients blessés par la guerre, a averti mercredi la Croix-Rouge, alors que le système de santé du pays est confronté à des pénuries critiques. « Les hôpitaux et les structures de santé sont débordés », a indiqué le Comité international de la Croix-Rouge dans un communiqué, évoquant une flambée « sans précédent » de blessés de guerre. Alors que les victimes affluent, les services de santé du Yémen atteignent leurs limites.Les hostilités ont repris en juillet au Yémen entre les houthis, combattants pro-iraniens, et les forces gouvernementales yéménites appuyées militairement par l'Arabie saoudite. Les combats ne connaissent aucun répit : Riyad a visé mardi la capitale yéménite Sanaa, aux mains des combattants anti-gouvernementaux, qui...