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Netanyahu veut rejoindre la campagne militaire contre les houthis, MBS s'y oppose, croit savoir le « Haaretz »


Netanyahu veut rejoindre la campagne militaire contre les houthis, MBS s'y oppose, croit savoir le « Haaretz »

Un véhicule en flammes dans le gouvernorat de Ma'rib au Yémen, le 12 octobre 2026. Photo Houthi Military Media/Handout via REUTERS

Israël essaie, par l'intermédiaire des États-Unis, d'obtenir le feu vert de l'Arabie saoudite pour rejoindre la campagne militaire contre les houthis, qui ont mené ces deux dernières semaines des frappes meurtrières sur des infrastructures saoudiennes, rapporte le Haaretz, citant une source diplomatique. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est à l'initiative de cette requête, qui est jusqu'à présent refusée par le prince héritier saoudien, Mohammad ben Salmane (MBS), dirigeant de facto du royaume.

Un rapprochement diplomatique était en cours entre Israël et l'Arabie saoudite jusqu'en 2023. Depuis l'attaque du 7-Octobre du Hamas, et le début d'une offensive israélienne majeure contre Gaza qui a tué des dizaines de milliers de Palestiniens, Riyad refuse de reprendre langue avec Tel-Aviv, conditionnant toute normalisation à la reconnaissance par Israël d'un État palestinien. MBS s'oppose à une participation israélienne dans la campagne militaire menée par la coalition contre les houthis, par crainte de répercussions négatives dans son pays.

Le quotidien a indiqué que le Premier ministre israélien veut renforcer ses liens avec Riyad et « paver la voie à un futur accord de normalisation » entre les deux pays.

L'Arabie saoudite a par contre réclamé, jusqu'à présent sans succès, le soutien des États-Unis dans ses frappes contre les rebelles yéménites. Et les combattants pro-iraniens ont mis en garde Washington contre toute intervention. « Si les États-Unis s'impliquent dans l'agression contre le Yémen, nous n'hésiterons pas (...). La riposte sera rapide et douloureuse à l'encontre des États-Unis et de tous leurs intérêts dans la région », a déclaré un haut responsable houthi, Mohammed al-Bukhaïti, interrogé par l'AFP à Sanaa.

Les hostilités ont repris en juillet entre les houthis et les forces gouvernementales yéménites, ainsi que l'Arabie saoudite qui appuie militairement ces dernières au Yémen, et se sont intensifiées en septembre. Mais l'ampleur des attaques sur la pétromonarchie du Golfe a atteint ces derniers jours un niveau sans précédent, et révélé selon les experts les fragilités défensives du pays qui investit pourtant des sommes considérables dans des équipements militaires de pointe. Lundi soir, de fortes explosions ont encore secoué la capitale saoudienne, et les habitants ont reçu sur leur téléphone un message des autorités les appelant à se réfugier « dans un endroit sûr » - pour la première fois depuis des semaines. Les houthis ont revendiqué peu après un nouveau tir sur l'aéroport, ciblé à plusieurs reprises ces derniers jours, Riyad disant de son côté avoir intercepté un missile balistique. Plus tard, la coalition a annoncé avoir intercepté deux autres missiles balistiques, cette fois dans le sud-est du royaume, près de la frontière avec le Yémen. Ces missiles, lancés « en direction de Khamis Mushait », ville où une base militaire saoudienne a déjà été la cible d'attaques, ont été détruits, a affirmé la coalition.

L'Iran qui soutient les houthis a réaffirmé lundi de son côté sa « vive préoccupation face à l'évolution de la situation », et s'est dit disposé à « faciliter le dialogue entre les parties ».

Au Yémen, les hostilités se poursuivent depuis l'offensive éclair lancée en septembre par les houthis qui ont pris le contrôle du détroit stratégique de Bab el-Mandeb sur la mer Rouge, déclenchant une contre-offensive gouvernementale. Malgré les frappes de l'aviation saoudienne, les combattants pro-iraniens ont resserré leur étau sur Taëz, troisième ville du pays, où les combats ont fait plus de 60 morts au cours des 24 dernières heures, selon des sources militaires dans les deux camps.

Israël essaie, par l'intermédiaire des États-Unis, d'obtenir le feu vert de l'Arabie saoudite pour rejoindre la campagne militaire contre les houthis, qui ont mené ces deux dernières semaines des frappes meurtrières sur des infrastructures saoudiennes, rapporte le Haaretz, citant une source diplomatique. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est à l'initiative de cette requête, qui est jusqu'à présent refusée par le prince héritier saoudien, Mohammad ben Salmane (MBS), dirigeant de facto du royaume. Un rapprochement diplomatique était en cours entre Israël et l'Arabie saoudite jusqu'en 2023. Depuis l'attaque du 7-Octobre du Hamas, et le début d'une offensive israélienne majeure contre Gaza qui a tué des dizaines de milliers de Palestiniens, Riyad refuse de reprendre langue...