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Dernières Infos - Crise

Irak : la banque centrale dévalue le dinar


Des rials iraniens, dollars américains et dinars irakiens dans un bureau de change de Bassora, en Irak, le 3 novembre 2018. Photo 2018. REUTERS/Essam al-Sudani/File Photo

La banque centrale irakienne a dévalué mercredi le dinar face au dollar pour la première fois depuis plus de trois ans, sur fond de crise économique déclenchée par la guerre au Moyen-Orient.

Bagdad est largement dépendant de ses exportations de pétrole (90 % de ses revenus en temps normal), qui ont fortement chuté avec le verrouillage par l'Iran depuis février du détroit d'Ormuz, son unique débouché maritime, par lequel ses bateaux passent désormais au compte-gouttes. Cette situation a provoqué une chute des réserves de devises étrangères d'environ 20 milliards de dollars, poussant le gouvernement à procéder à des emprunts pour payer notamment les fonctionnaires et les retraités - qui représentent 20 % de ses 46 millions d'habitants. Avec cette dévaluation, les autorités obtiendront davantage de dinars pour chaque dollar de recettes pétrolières.

Dans un communiqué publié mardi, la banque centrale indique que sur décision du gouvernement, « il a été décidé d'adopter (...) un prix de vente du dollar de 1.520 dinars pour un dollar », contre 1.320 depuis février 2023, enjoignant les banques, établissements financiers et bureaux de change à l'appliquer à partir de mercredi.

« C'est une arme à double tranchant », commente pour l'AFP l'expert Ali al-Mawlawi. « L'objectif principal est de permettre au gouvernement de financer ses dépenses dans un contexte d'instabilité régionale », explique-t-il, mais en diminuant la valeur de la monnaie nationale par rapport au dollar, la dévaluation « fait grimper le prix des produits importés et réduit le pouvoir d'achat » des Irakiens.

Avant le début de la guerre fin février, l'Irak produisait environ quatre millions de barils de brut par jour et en exportait en moyenne 3,4 millions, principalement via Ormuz.

Après une forte baisse, ses exportations pétrolières sont remontées à 2,6 millions de barils quotidiens en septembre, selon les autorités.

La banque centrale irakienne a dévalué mercredi le dinar face au dollar pour la première fois depuis plus de trois ans, sur fond de crise économique déclenchée par la guerre au Moyen-Orient.Bagdad est largement dépendant de ses exportations de pétrole (90 % de ses revenus en temps normal), qui ont fortement chuté avec le verrouillage par l'Iran depuis février du détroit d'Ormuz, son unique débouché maritime, par lequel ses bateaux passent désormais au compte-gouttes. Cette situation a provoqué une chute des réserves de devises étrangères d'environ 20 milliards de dollars, poussant le gouvernement à procéder à des emprunts pour payer notamment les fonctionnaires et les retraités - qui représentent 20 % de ses 46 millions d'habitants. Avec cette dévaluation, les autorités obtiendront davantage de...