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Expulsés ou partis selon le programme établi ? Imbroglio autour du départ de New York de la délégation iranienne


Expulsés ou partis selon le programme établi ? Imbroglio autour du départ de New York de la délégation iranienne

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'adressant aux médias lors d'une conférence de presse pendant la 81e Assemblée générale des Nations unies, à New York, aux États-Unis, le 25 septembre 2026. Photo Bing Guan/Reuters

Les États-Unis et l’Iran ont livré jeudi des versions contradictoires concernant le départ du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et de sa délégation de New York, où ils étaient présents depuis plus d'une semaine pour l'Assemblée générale des Nations unies. Si le média américain Axios rapporte que le secrétaire d’État Marco Rubio a ordonné leur expulsion du pays après que des négociations ont « stagné », la mission iranienne auprès de l’ONU a, elle, affirmé que la délégation était partie de son plein gré, conformément à un calendrier préalablement établi.

Citant un responsable américain et une deuxième source familière du dossier, Axios souligne que M. Rubio aurait sommé la délégation iranienne de quitter New York « immédiatement » lundi soir « après qu’il soit devenu évident que les négociations avaient atteint une impasse ». « Il a expulsé la délégation iranienne qui avait dépassé la durée de son séjour. L’Assemblée générale de l’ONU étant terminée, il était temps pour eux de partir », a indiqué le responsable américain. La délégation iranienne, qui incluait M. Araghchi, a alors quitté le pays quelques heures plus tard et embarqué sur un vol de New York à Doha à 1h20 du matin mardi. Une seconde source citée par le média confirme que Washington a exigé le départ de la délégation, mais précise que Abbas Araghchi avait de toute façon programmé son vol de retour pour Téhéran lundi soir.

L’Iran dément la version américaine

La mission iranienne auprès des Nations unies a rejeté jeudi cette version des faits. « La délégation iranienne a quitté New York lundi soir, conformément au calendrier qui avait été communiqué au Département d’État américain à l’avance, le 17 septembre », a souligné sur X la mission « N’ayant rien pu accomplir, le Département d’État s’est tourné vers la propagation de nouvelles sans fondement et sans valeur », a-t-elle ajouté.

Axios rapporte que des médiateurs qataris ont tenté d’obtenir une percée diplomatique entre Washington et Téhéran, mais que peu de progrès ont été accomplis, aucune des deux parties n’étant disposée à modifier sa position. Des discussions avaient eu lieu en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, et l'Iran avait transmis aux Etats-Unis une proposition concernant la réouverture du détroit d'Ormuz. Washington a toutefois refusé les conditions iraniennes et transmis à Téhéran une contre-proposition. Le président américain Donald Trump, interrogé mercredi par des journalistes sur la possibilité d’un accord avec l’Iran, avait déclaré : « Peut-être que je vais les bombarder. Peut-être que je les bombarderai. Nous devons prendre cette décision. Nous les bombarderons ou nous conclurons un accord. Mais le moment approche. Cela va se terminer très bientôt, d’une manière ou d’une autre. »

Les États-Unis et l’Iran ont livré jeudi des versions contradictoires concernant le départ du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et de sa délégation de New York, où ils étaient présents depuis plus d'une semaine pour l'Assemblée générale des Nations unies. Si le média américain Axios rapporte que le secrétaire d’État Marco Rubio a ordonné leur expulsion du pays après que des négociations ont « stagné », la mission iranienne auprès de l’ONU a, elle, affirmé que la délégation était partie de son plein gré, conformément à un calendrier préalablement établi.Citant un responsable américain et une deuxième source familière du dossier, Axios souligne que M. Rubio aurait sommé la délégation iranienne de quitter New York « immédiatement » lundi soir « après qu’il...