Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, descendant d'un avion à son arrivée à Pékin, le 14 avril 2026. Photo Ministère russe des Affaires étrangères / AFP
Le Kremlin a fait état mercredi d'un « travail » en cours entre Moscou et Ankara au sujet du transfert possible par Ankara de systèmes de défense antimissiles russes à un pays tiers, qui devrait être un pays allié de la Russie. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a déclaré samedi que Moscou pourrait éventuellement donner son accord à la revente des systèmes S-400 à un pays « responsable et lié par des relations amicales » avec la Russie, sans plus de détails. « Ce sujet est à l'ordre du jour. Un travail approprié et des contacts appropriés sont en cours », a déclaré mercredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en répondant à une question de l'AFP lors de son point presse quotidien.
La Turquie avait acheté ces systèmes de défense antiaérien en 2017, à une époque où les relations étaient tendues entre Washington et Ankara. Ils n'ont jamais été activés à d'autres fins que pour des tests. Cet achat avait valu à la Turquie d'être exclue du programme américain de chasseurs F-35 en 2019, la privant d'appareils déjà payés, et d'être soumise l'année suivante à des sanctions américaines. La livraison de moteurs F110 pour le chasseur turc KAAN a été également entravée. Ankara cherche depuis longtemps à résoudre le contentieux sur les F-35 et les systèmes S-400. Mais le consentement de la Russie est nécessaire pour leur revente, la Turquie ne disposant pas de licence de ré-exportation.