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Dernières Infos - Forces Libanaises

Pour Geagea, impossible d’imaginer une « vie digne » tant que le Hezbollah conserve ses armes


Pour Geagea, impossible d’imaginer une « vie digne » tant que le Hezbollah conserve ses armes

Le chef des FL, Samir Geagea, lors de son discours, le 6 septembre 2026. Capture d'écran.

Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a estimé dimanche qu’« il est impossible d’imaginer une vie digne tant que les armes du Hezbollah sont toujours là », insistant sur le fait que « c’est à l’État que la responsabilité incombe de défendre son peuple ». « Sans cela, ce serait la fin du Liban », a-t-il averti.

« La lutte se poursuivra par des moyens pacifiques afin d’atteindre les objectifs pour lesquels les martyrs se sont sacrifiés et d’avoir un pays où nous pouvons vivre pleinement en citoyens », a-t-il dit. « Nous avons commencé à emprunter la bonne voie, celle qui mène vers le pays dont nous rêvons. Il reste à accélérer la mise en œuvre, et nous exerçons une pression constante pour y parvenir », a-t-il ajouté. Ces propos sont tenus à l'heure où l'État libanais est sous pression de la communauté internationale pour étendre son autorité sur l’ensemble de son territoire et désarmer les milices, notamment le Hezbollah, allié du régime iranien.

Revenant sur la question des armes de la formation chiite, Samir Geagea a insisté sur la responsabilité de l’État en matière de défense. « C’est à l’État que la responsabilité incombe de défendre son peuple », a-t-il affirmé, estimant que « sans cela, ce serait la fin du Liban ». « Il est impossible d’imaginer une vie digne tant que les armes du Hezbollah sont toujours là », a-t-il ajouté.

Kabalan exhorte Aoun, à « ne pas laisser le Liban se dévorer lui-même »

Pour le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, un dignitaire religieux proche du Hezbollah, « le débat ne consiste pas à choisir entre l’État et la résistance, mais à déterminer ce qui est nécessaire à la défense nationale face à la plus dangereuse guerre sioniste visant l’existence même du Liban ». Selon lui, « la résistance remplit une fonction défensive née du renoncement de l’État à protéger le Sud ». Il a estimé que « la résistance face à Israël et la prévention de la guerre civile sont deux enjeux liés à la protection du Liban et à son unité », et qu’il ne faut pas « dissocier la sécurité de Beyrouth de celle des frontières ».

Ahmad Kabalan s’est par ailleurs adressé au président Joseph Aoun, l’appelant à « ne pas laisser le Liban se dévorer lui-même ». « Il faut empêcher que les crises extérieures et intérieures ne deviennent un mécanisme d’autodestruction », a-t-il déclaré, soulignant que « le Sud est l’affaire de tout le Liban ». « Un Sud délaissé signifie un Liban délaissé, un Sud menacé signifie que tout le Liban est menacé et un Sud affaibli signifie que l’ensemble de l’État libanais est affaibli », a-t-il dit.

Par ailleurs, le leader chrétien Samir Geagea a réaffirmé, lors de son discours, son soutien en faveur de la loi d’amnistie générale, estimant qu' « il y a eu beaucoup d’injustices au Liban (...) et que « certaines personnes ont été victimes d’injustice uniquement parce qu’elles ont soutenu la révolution syrienne ». Votée le 12 août par le Parlement et promulguée le 4 septembre par le président Joseph Aoun, cette loi a été suspendue le 10 septembre par le Conseil constitutionnel, qui avait été saisi par un recours en invalidité présenté par le Courant patriotique libre (CPL), opposé à la libération de détenus islamistes accusés d’avoir tué des soldats de l’armée libanaise.

Proposée depuis plusieurs années, cette législation avait été adoptée dans le cadre d’un compromis entre les différentes composantes confessionnelles et politiques. Elle est vivement contestée par nombre de magistrats pénalistes, qui y voient notamment un facteur d’impunité. Elle devait ouvrir la voie à la libération d'environ 2 000 détenus, poursuivis pour diverses infractions, lors de la première phase de son application, selon une source parlementaire.

Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a estimé dimanche qu’« il est impossible d’imaginer une vie digne tant que les armes du Hezbollah sont toujours là », insistant sur le fait que « c’est à l’État que la responsabilité incombe de défendre son peuple ». « Sans cela, ce serait la fin du Liban », a-t-il averti.« La lutte se poursuivra par des moyens pacifiques afin d’atteindre les objectifs pour lesquels les martyrs se sont sacrifiés et d’avoir un pays où nous pouvons vivre pleinement en citoyens », a-t-il dit. « Nous avons commencé à emprunter la bonne voie, celle qui mène vers le pays dont nous rêvons. Il reste à accélérer la mise en œuvre, et nous exerçons une pression constante pour y parvenir », a-t-il ajouté. Ces propos sont tenus à l'heure où l'État libanais est sous...