Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal ben Farhane, s’exprimant devant l’Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2026. Photo Saudi Press Agency/Handout via REUTERS
L'Arabie saoudite a dénoncé samedi les « manquements » de la communauté internationale dans le Golfe, rappelant que la stabilité dans cette région était essentielle pour la sécurité énergétique mondiale.
« La stabilité de cette région vitale est directement liée à la sécurité énergétique mondiale », a déclaré à la tribune de l'ONU le ministre des Affaires étrangères Fayçal ben Farhane, selon qui la communauté internationale a fait preuve de « manquements quand elle aurait dû assumer ses responsabilités ».
La guerre au Moyen-Orient déclenchée en février par une attaque israélo-américaine sur l'Iran a largement ébranlé l'économie mondiale, à cause notamment des restrictions imposées par Téhéran dans le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux. En représailles aux bombardements iraniens, l'Arabie saoudite et ses voisins du Golfe avaient au plus fort de la guerre plusieurs fois été visés par des drones et missiles iraniens.
L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, est dorénavant aussi fragilisée dans le détroit de Bab el-Mandeb, de l'autre côté de la péninsule arabique, où les houthis pro-iraniens du Yémen imposent un blocus à ses navires et ciblent ses installations pétrolières sur la côte donnant sur la mer Rouge.
« La protection de la navigation internationale et des chaînes de distribution est une responsabilité partagée qui demande une coopération internationale sérieuse », a déclaré le chef de la diplomatie saoudienne, citant les deux détroits ainsi que le Golfe d'Aden et la mer Rouge.
Les hostilités ont repris en juillet après plusieurs années d'accalmie entre les houthis du Yémen et l'Arabie saoudite, alliée du gouvernement yéménite reconnu internationalement.
Les houthis ont récemment pris le contrôle de l'ensemble du littoral ouest du Yémen sur la mer Rouge, renforçant leur emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, qui relie l'Asie à l'Europe via le canal de Suez.