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Dernières Infos - Guerre À Gaza

Une ONG révise sa liste des journalistes tués à Gaza et retire 22 noms


La mère d’Osama Abu Khater pleure pendant ses funérailles après qu’il a été tué plus tôt dans la journée lors d’une frappe israélienne ayant visé un véhicule à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 septembre 2026. Photo Bashar Taleb / AFP

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a annoncé jeudi avoir retiré 22 personnes de sa liste des professionnels des médias tués pendant la guerre à Gaza, tout en maintenant qu'Israël a causé la mort de plus de journalistes qu'aucun autre pays depuis 2023.

Cette organisation de défense de la presse, basée à New York, a indiqué avoir passé en revue les profils concernés après avoir relevé que des groupes palestiniens armés, dont le Hamas, avaient publié des nécrologies présentant certaines des personnes tuées comme des combattants. Au terme de sa propre analyse des travaux et publications des personnes concernées et d'un audit externe, le CPJ a décidé de retirer 22 noms de sa liste.

Après ces changements, le CPJ considère désormais qu'Israël est responsable de la mort de 191 journalistes ou autres travailleurs des médias dans les territoires palestiniens et en Israël depuis 2023. « La précision et la crédibilité des recherches du CPJ sont fondamentales pour notre mission ainsi que pour les efforts visant à obtenir justice », a expliqué dans un communiqué sa directrice générale, Jodie Ginsberg.

Le CPJ a souligné qu'il passait régulièrement en revue ses données à la lumière des éléments nouveaux qu'il recueille, et ce depuis qu'il a commencé en 1992 à recenser les journalistes tués chaque année dans le monde. « Nous basons nos décisions uniquement sur le fait qu'une personne corresponde ou non à notre définition d'un journaliste, et non sur ses affiliations ou sur ses opinions, ni en réaction à des pressions ou à des intimidations de la part d'un gouvernement ou d'un groupe d'intérêts », a ajouté Jodie Ginsberg.

Les forces israéliennes « restent responsables, et de loin, de la majorité des journalistes et travailleurs des médias tués dans le monde depuis 2023 », insiste l'organisation. Elle a également réintégré quatre personnes qu'elle estime avoir été retirées à tort de ses listes.

Dans une liste distincte, le CPJ requalifie en outre comme journalistes deux Israéliens tués lors des massacres sans précédent commis par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023. Ces modifications interviennent notamment après la décision du CPJ d'exclure désormais de ses décomptes toute personne faisant activement partie d'une armée étatique régulière ou d'un groupe armé comme le Hamas.

Israël rejette régulièrement les critiques concernant la mort de journalistes à Gaza, affirmant soit que certains d'entre eux faisaient partie du Hamas et devaient donc être considérés comme des combattants, soit que les journalistes n'étaient pas les cibles visées.

Le 7 octobre 2023, le Hamas a mené l'attaque la plus meurtrière de l'histoire d'Israël, faisant 1 221 morts et emmenant des otages dans la bande de Gaza, selon des chiffres officiels israéliens. L'offensive israélienne déclenchée en réponse a déplacé la quasi-totalité de la population du territoire palestinien, endommagé ou détruit la grande majorité des bâtiments et fait plus de 73.900 morts, selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza contrôlé par le Hamas et jugés fiables par les Nations unies.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a annoncé jeudi avoir retiré 22 personnes de sa liste des professionnels des médias tués pendant la guerre à Gaza, tout en maintenant qu'Israël a causé la mort de plus de journalistes qu'aucun autre pays depuis 2023.Cette organisation de défense de la presse, basée à New York, a indiqué avoir passé en revue les profils concernés après avoir relevé que des groupes palestiniens armés, dont le Hamas, avaient publié des nécrologies présentant certaines des personnes tuées comme des combattants. Au terme de sa propre analyse des travaux et publications des personnes concernées et d'un audit externe, le CPJ a décidé de retirer 22 noms de sa liste. Après ces changements, le CPJ considère désormais qu'Israël est responsable de la mort de 191...