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Dernières Infos - Liban-Sud

Le commandant de la Finul estime qu’une transition en douceur est cruciale avant son retrait du Liban-Sud


Chef de mission et commandant de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), le général de division Diodato Abagnara de l'armée italienne à la base de la FINUL, près de Mansouri, dans le sud du Liban, le 19 septembre 2026. Photo REUTERS/Mohamed Azakir

Le commandant des forces de maintien de la paix des Nations unies au Liban (Finul) a déclaré samedi qu’il était crucial de s’assurer que d’autres agences de l’ONU ainsi que les troupes libanaises puissent assumer les missions actuellement assurées par la force internationale avant qu’elle ne commence à se retirer à la fin de cette année. Le général de division italien Diodato Abagnara s’exprimait au Liban-Sud sur une position contrôlée par la Finul, qui surveille les hostilités dans cette région depuis près de 50 ans.

Depuis qu’une nouvelle guerre a éclaté en mars entre Israël et le Hezbollah soutenu par l’Iran, la Finul assure aussi la sécurité des convois d’aide humanitaire à destination des habitants d’un petit groupe de localités frontalières à majorité chrétienne, désormais encerclées par les troupes israéliennes. Les habitants de la majeure partie du Liban-Sud ont été contraints à l’exil par les frappes israéliennes et les ordres d’évacuation.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a ordonné à la Finul de commencer à se retirer à la fin de 2026, suscitant des inquiétudes quant à la poursuite des livraisons d’aide et à la manière dont la force internationale pourra transférer ses positions aux troupes libanaises. « Il y a d’autres entités des Nations unies ici dans le Sud, et ce qui est très important pour nous, c’est de mener une transition très fluide vers différentes entités, ou une nouvelle mission », a déclaré le général Abagnara.

Il a précisé que la Finul travaillait déjà avec l’ONU afin d’assurer l’aide humanitaire dans les zones occupées par Israël et l’échange d’informations avec l’armée libanaise concernant « les zones sensibles et la manière dont elles peuvent gérer cette situation ». Diodato Abagnara a reconnu qu’il pourrait être « très difficile » de remettre certains postes de la Finul à l'armée libanaise, étant donné que plus de la moitié se trouvent désormais dans des zones contrôlées par les troupes israéliennes.

Israël démolit une ville près d'un poste de l'ONU

Les diplomates s’inquiètent du fait que le départ de la Finul mette fin à la présence « des yeux et des oreilles » de l’ONU au Liban-Sud. L'officier italien s'exprimait depuis une position surplombant Mansouri, une ville où les forces israéliennes procèdent à des démolitions depuis qu’elles ont ordonné aux habitants de partir en juin, malgré un cessez-le-feu. Le général Abagnara a qualifié ces démolitions de « nouvelle violation » des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Liban. L’armée israélienne affirme pour sa part détruire des infrastructures du Hezbollah dans toute la région.

Alors qu’un plan soutenu par les États-Unis pour que l’armée libanaise désarme le Hezbollah et prenne le contrôle du Liban-Sud est au point mort, une intense activité diplomatique est en cours pour trouver une solution au vide que laissera le retrait de la Finul. Le Liban souhaite une prolongation. D’autres pays évoquent une nouvelle mission multinationale, bien qu’il reste à déterminer la nature de son mandat.

Le général Abagnara a indiqué qu’une prolongation serait « un grand honneur » mais qu’en l’absence d’une nouvelle décision du Conseil de sécurité, la Finul devra cesser d’opérer à la fin de l’année. « Ce n’est pas beaucoup de temps », a-t-il déclaré. « La présence des Nations unies dans le Sud est on ne peut plus essentielle. Et selon moi, encore plus aujourd’hui qu’auparavant. »

* Cet article est la traduction d'une dépêche de l'agence Reuters publiée en anglais.


Le commandant des forces de maintien de la paix des Nations unies au Liban (Finul) a déclaré samedi qu’il était crucial de s’assurer que d’autres agences de l’ONU ainsi que les troupes libanaises puissent assumer les missions actuellement assurées par la force internationale avant qu’elle ne commence à se retirer à la fin de cette année. Le général de division italien Diodato Abagnara s’exprimait au Liban-Sud sur une position contrôlée par la Finul, qui surveille les hostilités dans cette région depuis près de 50 ans.Depuis qu’une nouvelle guerre a éclaté en mars entre Israël et le Hezbollah soutenu par l’Iran, la Finul assure aussi la sécurité des convois d’aide humanitaire à destination des habitants d’un petit groupe de localités frontalières à majorité chrétienne, désormais encerclées...