Des membres des forces de sécurité se tiennent parmi les ruines antiques de la cité historique de Palmyre, en Syrie, qui cherche à relancer le tourisme après des années de guerre et de destructions, le 4 septembre 2026. Photo Karam al-Masri/Reuters
Trois membres des forces de sécurité ont été tués jeudi dans le sud de la Syrie alors qu'ils tentaient d'arrêter un membre du groupe jihadiste Etat islamique (EI), a indiqué une source gouvernementale à l'AFP.
Selon les forces de sécurité, l'incident s'est produit dans la ville d'Al-Sanamein, dans la province de Deraa, au cours d'une opération « visant à arrêter un individu recherché », quand « un groupe armé hors-la-loi dirigé par le suspect a pris pour cible la patrouille ». Une source gouvernementale dans la région a indiqué à l'AFP que l'homme recherché faisait partie de l'EI, défait en Syrie mais qui conserve des cellules dormantes.
Un couvre-feu a ensuite temporairement été mis en place et cinq personnes ont été arrêtées, a indiqué le porte-parole du ministère de l'Intérieur syrien, Noureddine al-Baba. L'opération a permis « de démanteler des cellules criminelles ainsi que d'autres liées à l'EI, qui coordonnaient leurs actions », a-t-il précisé.
L'EI contrôlait de vastes portions du territoire syrien avant d'être vaincu en 2019. Mais il continue de revendiquer épisodiquement des attaques contre les forces gouvernementales, notamment dans le vaste désert syrien, ainsi que dans le nord et le nord-est du pays. Il était également implanté par le passé dans la province de Deraa, où son chef Abou Hassan al-Hachimi al-Qourachi avait été tué en octobre 2022 lors d'affrontements avec des combattants locaux. Les nouvelles autorités syriennes, qui ont renversé en 2024 le président Bachar al-Assad, ont rejoint l'an dernier la coalition internationale menée par les Etats-Unis contre l'EI.