Des automobilistes circulent à proximité d’une affiche représentant le président américain Donald Trump sur un immeuble à Téhéran, en Iran, le 16 septembre 2026. Photo Majid Asgaripour/WANA (West Asia News Agency) via Reuters.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué jeudi l'ambassadeur d'Allemagne à Téhéran, après des critiques du chancelier Friedrich Merz.
Ce dernier avait demandé à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre irakien que l'Iran mette fin à son blocus du détroit d'Ormuz, à son programme nucléaire militaire, et cesse son « soutien aux proxies de Téhéran » dans la région, une allusion notamment à des groupes pro-iraniens en Irak et aux Houthis du Yémen, dernière extension de la guerre au Moyen-Orient.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a balayé le « récit déformé » fait par le chancelier allemand, niant, comme à l'habitude, tout programme nucléaire militaire iranien, et répétant « ne pas avoir de proxies dans la région ». Ce sont « des acteurs indépendants, avec leurs propres causes et leurs propres calculs », a écrit sur X Esmaïl Baghaï. L'ambassadeur allemand à Téhéran avait déjà été convoqué en juin 2025, après des propos du chancelier soutenant Israël, ennemi juré de l'Iran.