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Nos lecteurs ont la parole

« Beirut Habibi » : quand Beyrouth tient entre deux couvertures

Il suffit parfois de deux mots pour réveiller une ville. Beirut Habibi. Un titre qui fait sourire, interpelle et, surtout, touche immédiatement quelque chose de très libanais. Une déclaration d’amour à une ville que l’on aime souvent… contre toute logique. Pour comprendre l’engouement autour de ce nouveau livre, il faut d’abord parler d’Assouline. Depuis sa création à Paris en 1994 par Prosper et Martine Assouline, la maison d’édition a fait du livre un véritable objet culturel et esthétique. Art, mode, voyage, architecture, destinations mythiques : les ouvrages Assouline racontent des lieux et des univers tout en devenant eux-mêmes de beaux objets.

Il fallait donc bien que Beyrouth finisse par avoir son Assouline !

Beirut Habibi, écrit par Charif Majdalani, propose une promenade à travers la ville, son histoire, ses images, ses quartiers, son atmosphère et ses multiples visages. Une Beyrouth cosmopolite, méditerranéenne, élégante, créative, mais aussi profondément marquée par son histoire.

Et puis il y a ce titre aguicheur : « Habibi ». Un mot qui signifie bien plus que « mon amour ». C’est un mot de proximité, d’affection, de complicité. Avec lui, Beyrouth cesse d’être simplement une ville : elle devient quelqu’un que l’on aime.

Et c’est probablement là que se trouve le véritable secret du livre. Les Libanais ne l’achètent pas seulement pour ses belles photographies ou parce qu’il porte le prestigieux nom d’Assouline. Ils y cherchent peut-être une autre image de leur ville, loin des crises, des difficultés et des mauvaises nouvelles qui ont fini par occuper tout l’espace.

Les étrangers, eux, retrouvent Beyrouth fascinante, festive, culturelle et insaisissable qui continue depuis toujours à exercer son pouvoir d’attraction.

Au fond, Beirut Habibi n’est peut-être pas seulement un beau livre sur Beyrouth. C’est une façon de se souvenir de pourquoi on l’aime.

Et finalement, qui achète qui ?

Est-ce nous qui achetons Beirut Habibi pour retrouver Beyrouth ? Ou est-ce Beyrouth qui nous rappelle, à travers ce livre, pourquoi nous sommes encore tellement attachés à elle ?

Personnellement, j’aime penser que c’est un peu des deux.

Parce qu’un livre sur Beyrouth ne pouvait pas être un livre comme les autres. Il fallait qu’il contienne quelque chose de notre manière d’aimer avec passion, avec nostalgie, avec mauvaise foi parfois, mais toujours avec cette étrange fidélité qui nous fait revenir.

Alors Beirut Habibi est peut-être davantage qu’un joli livre posé sur une table.

C’est une petite déclaration. Deux mots seulement : « Beirut Habibi ». Et, pour une fois, il n’est pas nécessaire de traduire !

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes. 

Il suffit parfois de deux mots pour réveiller une ville. Beirut Habibi. Un titre qui fait sourire, interpelle et, surtout, touche immédiatement quelque chose de très libanais. Une déclaration d’amour à une ville que l’on aime souvent… contre toute logique. Pour comprendre l’engouement autour de ce nouveau livre, il faut d’abord parler d’Assouline. Depuis sa création à Paris en 1994 par Prosper et Martine Assouline, la maison d’édition a fait du livre un véritable objet culturel et esthétique. Art, mode, voyage, architecture, destinations mythiques : les ouvrages Assouline racontent des lieux et des univers tout en devenant eux-mêmes de beaux objets. Il fallait donc bien que Beyrouth finisse par avoir son Assouline ! Beirut Habibi, écrit par Charif Majdalani, propose une promenade à travers la ville, son...
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