Rechercher
Rechercher

Économie - Événement

Hydrocarbures, réseaux, renouvelables : trois jours d’agenda énergétique à Beyrouth

Au programme de la dernière journée, vendredi : les prix du pétrole, l’interconnexion avec la Syrie, le stockage, le financement du solaire et la reconstruction énergétique du Sud.

Hydrocarbures, réseaux, renouvelables : trois jours d’agenda énergétique à Beyrouth

Des onduleurs et des appareils économes en énergie, exposés en marge du Lebanon Grand Energy Event 2026, le 10 septembre 2026 à l’hôtel Phoenicia à Beyrouth. Photo Alexander Haddad/L’Orient-Le Jour

Le rendez-vous annuel de l’énergie, le Lebanon Grand Energy Event (LGEE), réunit à Beyrouth, du 9 au 11 septembre, régulateurs, bailleurs et entreprises du secteur. Organisé par le comité libanais du Conseil mondial de l’énergie, sous le patronage de la présidence de la République, il compte parmi ses partenaires nationaux deux organismes publics : le Centre libanais pour la conservation de l’énergie (LCEC), agence nationale de l’énergie rattachée au ministère de l’Énergie et de l’Eau, et l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ERA). Cette dernière, prévue par la loi 462 de 2002, n’a été dotée de ses membres que l’an dernier, par un décret du 30 septembre 2025 nommant un président, Marwan Jamal, et quatre membres, pour un mandat de cinq ans non renouvelable.

La première journée a porté notamment sur les hydrocarbures et leur régulation. L’ancien ministre de l’Environnement, Nasser Yassine, a aussi chiffré à 6 milliards de dollars sur 5 à 6 ans le financement du passage aux énergies renouvelables, photovoltaïque essentiellement, pour 5 700 mégawatts visés sur l’ensemble du territoire en 2030, selon al-Modon. Une table ronde avec l’ERA a rappelé que trois licences éoliennes et onze licences solaires de moyenne capacité ont été délivrées.

Jeudi, dans une séance avec le Rassemblement des dirigeants et chefs d’entreprises libanais (RDCL) sur le plan de réforme en sept axes présenté par son ministère, le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Joe Saddi, a situé le dossier dans les recompositions géopolitiques ouvertes par la guerre en Ukraine et celle entre l’Iran et les États-Unis. Le Liban entre dans « une période très délicate », a-t-il dit, appelant à ne pas dépendre d’une seule source d’approvisionnement.

Une autre séance, avec Électricité du Liban (EDL), la banque de coopération allemande KfW et le Programme de développement des Nations unies (PNUD), a présenté les scénarios auxquels le secteur de l’électricité doit se préparer. Le directeur général d’EDL, Kamal Hayek, a désigné la réhabilitation du parc hydroélectrique comme l’une des priorités, pour maintenir et optimiser les ressources existantes. Il a cité notamment la réhabilitation des deux centrales de Nahr el-Bared et l’expiration prochaine des concessions de Nahr Ibrahim et Qadisha. Le projet, financé par KfW, porte aussi sur l’infrastructure de la qualité de la filière solaire, travaillant avec Libnor, l’agence libanaise des normes et standards, et avec l’Industrial Research Institute (IRI), l’agence libanaise des essais techniques et certifications.

Vendredi, les débats porteront sur les fluctuations des prix du pétrole liées au détroit d’Ormuz, sur la certification des bâtiments durables et sur l’interconnexion des projets renouvelables avec la Syrie. L’après-midi sera consacré au financement du solaire, au stockage par batteries, à la régulation des véhicules électriques et à la reconstruction énergétique du Liban-Sud en guerre.

Y interviendront notamment Nasser Yassine, autour d’un modèle de « communauté énergétique », l’ancien ambassadeur du Liban aux Émirats arabes unis, Fouad Chehab Dandan, et le président du Conseil du Sud, Hachem Haïdar. Joe Saddi participera à 15h à une séance avec les acteurs du secteur et le ministre de l’Industrie, Joe Issa el-Khoury, assistera à 17h à la session de clôture, qui doit annoncer la prochaine édition, du 8 au 10 septembre 2027. Certaines de ces sessions seront diffusées en ligne par LCEC.


Le rendez-vous annuel de l’énergie, le Lebanon Grand Energy Event (LGEE), réunit à Beyrouth, du 9 au 11 septembre, régulateurs, bailleurs et entreprises du secteur. Organisé par le comité libanais du Conseil mondial de l’énergie, sous le patronage de la présidence de la République, il compte parmi ses partenaires nationaux deux organismes publics : le Centre libanais pour la conservation de l’énergie (LCEC), agence nationale de l’énergie rattachée au ministère de l’Énergie et de l’Eau, et l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ERA). Cette dernière, prévue par la loi 462 de 2002, n’a été dotée de ses membres que l’an dernier, par un décret du 30 septembre 2025 nommant un président, Marwan Jamal, et quatre membres, pour un mandat de cinq ans non renouvelable. La première journée...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut