Une personne agite un drapeau palestinien alors que des membres de Venice4Palestine et de Global Sumud Italia arrivent à bord d’un bateau lors d’un événement en soutien à Gaza, en marge de la 83e Mostra de Venise, au Lido de Venise, le 7 septembre 2026. Photo Stefano RELLANDINI / AFP
Des « avancées » ont été enregistrées un an après la reconnaissance d'un État de Palestine par la France même si la situation à Gaza et en Cisjordanie demeure « catastrophique », ont estimé jeudi des diplomates français, se félicitant en particulier de l'organisation d'élections palestiniennes. Cette reconnaissance « a été un jalon significatif », a déclaré l'un d'eux à des journalistes. Elle a permis « de mettre à jour le référentiel international, soutenu par la communauté internationale, pour une sortie de cette crise ».
Selon eux, l'organisation en novembre d'élections législatives palestiniennes est l'un des résultats les plus concrets des engagements pris le 12 septembre 2025 dans le cadre de la déclaration de New York. Au total, 142 États membres de l'ONU l'avaient endossée, à l'issue de la conférence sur la solution à deux États coprésidée par la France et l'Arabie saoudite. Selon Paris, il fallait une tentative de sortie de l'impasse depuis l'onde de choc provoquée par les attaques sanglantes du groupe islamiste palestinien le 7 octobre 2023 en Israël et les représailles à Gaza.
L'audit des manuels scolaires, la réforme du système de paiement aux prisonniers palestiniens par l'Autorité palestinienne et la préparation des élections législatives le 28 novembre sont autant d' « avancées concrètes », selon la diplomatie française, même si celles-ci sont contestées par Israël. À Paris, on souligne que ces réformes découlent notamment des engagements pris par le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, auprès du président français Emmanuel Macron et du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane dans une lettre adressée en juin 2025.
On note que les élections de novembre doivent être suivies d'un scrutin présidentiel « dans la foulée ». Pour la France, le renouvellement démocratique palestinien ne répond pas seulement à un impératif démocratique, « seul un leadership renouvelé peut représenter efficacement les Palestiniens sur la scène internationale ».
La direction palestinienne doit disposer d'une légitimité électorale qui sera indispensable le jour où des négociations de paix crédibles pourront reprendre avec Israël, même si pour l'heure la perspective de tractations semble tombée dans les limbes. Paris ne dit pas quel candidat est susceptible d'incarner cette légitimité mais souligne les critères d'éligibilité fixés par l'Autorité palestinienne: les candidats devront reconnaître le droit d'Israël à exister et renoncer à la lutte armée. Ce qui exclut, en théorie, le Hamas.
« Des choses ont avancé, d'autres restent à concrétiser, des tendances préoccupantes se poursuivent », a résumé un autre diplomate. « C'est pour réagir à la persistance de ces tendances préoccupantes que la France a décidé (cette semaine), avec d'autres pays, d'interdire les produits issus des colonies israéliennes ».
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