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Culture - Patrimoine

Le FBI restitue au Liban trois fragments de sarcophages antiques de Tyr

Les trois artéfacts auraient été « dérobés lors de fouilles clandestines » à Tyr.

Le FBI restitue au Liban trois fragments de sarcophages antiques de Tyr

Un panneau de sarcophage en bronze datant du IIe ou IIIe siècle après J.C., faisant partie du patrimoine culturel libanais, restitué au Liban après avoir été récupéré par le FBI. Photo prise par le New York City Police Department et publiée sur le site du FBI

Trois fragments de sarcophages en plomb datant de la période romaine, qui auraient été pillés à Tyr et exportés illégalement hors du Liban, ont été remis mercredi par le FBI américain à Beyrouth, a annoncé le service de renseignement intérieur et de sécurité des États-Unis.

Une cérémonie officielle a été organisée à cette occasion à New York, en présence du consul général du Liban dans cette ville, Talal Daher, et de l'agent spécial en charge du programme du FBI consacré aux crimes liés à l'art, Jake Archer. Selon le communiqué publié par l'agence de sécurité, les trois artéfacts remontent environ aux IIe et IIIe siècles après Jésus Christ et « présentent des caractéristiques distinctives typiques des ateliers de Tyr », ce qui les identifient comme appartenant au patrimoine culturel libanais. Le FBI précise qu'ils auraient été « dérobés lors de fouilles clandestines » dans la grande ville du Sud ou ses environs puis « exportés illégalement » hors du pays, sans préciser la date de ce pillage présumé. Les fragments ont été repérés dans des catalogues de vente de la maison Arte Primitivo, spécialisée dans les antiquités et basée à New York, et le Liban a dit avoir alors décidé de suivre l'affaire auprès des autorités américaines.

« Enfin à la maison ! »

Selon le ministre libanais de la Culture Ghassan Salamé, « ces sarcophages présentent des caractéristiques artistiques, décoratives et techniques typiques des ateliers de fabrication de cercueils en plomb de la ville de Tyr, qui étaient particulièrement actifs durant l’Antiquité ». Le responsable a rappelé que la région de Tyr, « particulièrement riche par son patrimoine archéologique », a « récemment subi d’importantes destructions » après des frappes d'Israël en guerre avec le Hezbollah pro-iranien. Tyr, ancienne cité phénicienne, a été inscrite en juillet sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

L'ambassade des États-Unis a fait état de cette restitution sur X, avec la mention « Enfin à la maison ! », bien que les fragments doivent encore être rapatriés au Liban. Elle a ajouté que cette procédure « reflète le solide partenariat entre les États-Unis et le Liban dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels ».

Lors de la cérémonie, M. Daher a salué le fait que la restitution de ces panneaux « affirme que le patrimoine du Liban fait partie du patrimoine mondial et que sa protection est une responsabilité que nous partageons tous. » « Protéger le patrimoine culturel, c’est préserver l’identité et l’histoire des communautés à travers le monde », a de son côté déclaré James Barnacle, directeur adjoint chargé du bureau du FBI à New York.

Le Liban interdit depuis 1933 les fouilles non autorisées, ainsi que la vente et l’exportation d’antiquités. Dans ce cadre, les gouvernements américain et libanais collaborent de longue date dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels, et plusieurs restitutions du genre ont déjà été annoncées au fil des années, alors que le trafic d'antiquités pillées est répandu au Proche et au Moyen-Orient.

En décembre 2017, trois oeuvres antiques avaient été restituées au Liban, dont une tête de taureau d'origine grecque qui avait été exposée au « Met », évaluée à 1,2 million de dollars. L'année suivante, le Liban avait célébré le rapatriement d'une hache phénicienne fenestrée, datant de 2 000-1 500 avant J.-C., qui avait refait surface sur le marché des antiquités à Washington, après avoir récupéré quelques mois avant cinq pièces d’antiquité vieilles de plus de 2 400 ans, disparues en 1981 des entrepôts archéologiques de Byblos, au nord de Beyrouth, qui avaient été découvertes sur le site Eshmoun, le dieu guérisseur phénicien. Parmi les cinq pièces figurait une tête de taureau en marbre blanc prêtée par un collectionneur privé au Metropolitan Museum of Art (MET) de New York.

Trois fragments de sarcophages en plomb datant de la période romaine, qui auraient été pillés à Tyr et exportés illégalement hors du Liban, ont été remis mercredi par le FBI américain à Beyrouth, a annoncé le service de renseignement intérieur et de sécurité des États-Unis. Une cérémonie officielle a été organisée à cette occasion à New York, en présence du consul général du Liban dans cette ville, Talal Daher, et de l'agent spécial en charge du programme du FBI consacré aux crimes liés à l'art, Jake Archer. Selon le communiqué publié par l'agence de sécurité, les trois artéfacts remontent environ aux IIe et IIIe siècles après Jésus Christ et « présentent des caractéristiques distinctives typiques des ateliers de Tyr », ce qui les identifient comme appartenant au patrimoine culturel...
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