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Dernières Infos - Peine Capitale

Iran: deux femmes condamnées à mort en lien avec les manifestations de janvier


Des personnes marchent près d'un panneau d'affichage représentant le président américain Donald Trump sur un bâtiment à Téhéran, en Iran, le 31 août 2026. Photo Majid Asgaripour/WANA via REUTERS

La justice iranienne a condamné deux femmes à la peine capitale pour avoir participé aux manifestations antigouvernementales de janvier, ont indiqué lundi des groupes de défense des droits humains. Taraneh Rahimi et Leila Abolhasani ont été jugées dans le cadre d'affaires distinctes liées à des incidents survenus à Ispahan (centre), un des foyers de ces vastes rassemblements, qui ont culminé les 8 et 9 janvier.

Taraneh Rahimi, 20 ans, a été condamnée à mort aux côtés de neuf hommes pour des incidents survenus dans un square d'Ispahan qui avaient fait deux morts, dont un membre des forces de sécurité, ont indiqué lundi l'organisation Hengaw, basée en Norvège, et l'agence Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis. D'autres accusés dans cette affaire, dont la soeur de Taraneh Rahimi, Romina, ont reçu des peines allant jusqu'à 36 ans de prison.

« Les avocats des accusés n'ont pas eu accès à une grande partie du dossier et ont fait valoir qu'ils n'avaient pas disposé de suffisamment de temps pour examiner les documents et les éléments de preuve », a déclaré l'agence HRANA.

Leila Abolhasani, mère de deux adolescents âgée de 43 ans, a quant à elle été jugée coupable d'avoir mis le feu à un magasin durant les manifestations, ont rapporté l'agence HRANA et l'observatoire juridique Dadban. Ses proches ont nié cette accusation, et affirmé qu'elle avait seulement filmé l'incendie. L'affaire a été renvoyée devant la Cour de cassation pour réexamen.

Depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis, Téhéran a exécuté 29 hommes pour des faits liés aux manifestations, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège. Jusqu'à maintenant, l'Iran n'a exécuté aucune femme en lien avec les rassemblements. Au moins 16 femmes ont toutefois été exécutées pour d'autres infractions depuis le début de l'année, selon l'IHR.

En avril, le président américain Donald Trump avait relayé sur X le message d'un jeune militant pro-israélien aux États-Unis selon lequel huit Iraniennes étaient menacées de pendaison, le locataire de la Maison Blanche appelant à leur libération. Parmi ces femmes cependant, certaines n'avaient pas été condamnées à mort, d'autres avaient déjà été libérées.

L'une de ces femmes, Bita Hemmati, avait été condamnée à mort pour avoir jeté des blocs de béton depuis un immeuble sur des forces de sécurité lors des manifestations. HRANA a annoncé en avril que sa condamnation avait été annulée.

La justice iranienne a condamné deux femmes à la peine capitale pour avoir participé aux manifestations antigouvernementales de janvier, ont indiqué lundi des groupes de défense des droits humains. Taraneh Rahimi et Leila Abolhasani ont été jugées dans le cadre d'affaires distinctes liées à des incidents survenus à Ispahan (centre), un des foyers de ces vastes rassemblements, qui ont culminé les 8 et 9 janvier. Taraneh Rahimi, 20 ans, a été condamnée à mort aux côtés de neuf hommes pour des incidents survenus dans un square d'Ispahan qui avaient fait deux morts, dont un membre des forces de sécurité, ont indiqué lundi l'organisation Hengaw, basée en Norvège, et l'agence Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis. D'autres accusés dans cette affaire, dont la soeur de...