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Politique - Liban/Iran

La diplomatie libanaise à Araghchi : La « rationalité » entre pays passe par le respect de la souveraineté

Le ministre iranien des Affaires étrangères avait dernièrement reproché au ministère libanais des AE de « manquer de rigueur ».

La diplomatie libanaise à Araghchi : La « rationalité » entre pays passe par le respect de la souveraineté

Des partisans du Hezbollah brandissent des photos de l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement devant l'ambassade d'Iran à Beyrouth, pour célébrer le cessez-le-feu entre Israël et l'Iran, le 25 juin 2025. Photo Haitham Moussa/AFP

Le ministère libanais des Affaires étrangères a répondu dans un communiqué à des propos récents du chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, qui l’accusait en substance de « manquer de rationalité ». La rationalité passe par « le respect de la souveraineté », a rétorqué la diplomatie libanaise, dans une allusion claire aux ingérences de Téhéran par le biais de son allié le Hezbollah dont l’accuse régulièrement une grande partie des Libanais.

« Le ministère adopte une approche rationnelle, ouverte et constructive à toute épreuve, et attend de tous ses homologues une approche similaire », souligne le communiqué. Et d’ajouter : « La rationalité dans les relations entre pays suppose en premier lieu de passer par les institutions officielles et légales, et non d’entretenir des relations avec des ‘parties’ ou ‘factions’ dans ces pays. Tout comme l’Iran, ou toute autre nation hôte, n’accepterait pas que l’ambassadeur du Liban ignore ses institutions officielles pour traiter directement avec des parties ou des factions indépendamment d’elles, le Liban ne peut l’accepter non plus. »

Le communiqué des AE répondait à des propos tenus le 28 août par le chef de la diplomatie iranienne qui recevait à Téhéran le vice-président du Conseil supérieur chiite, le cheikh Ali el-Khatib, venu lui présenter un bilan des attaques israéliennes au Liban-Sud, et demander notamment un soutien financier à la population de cette région. La dernière guerre du Hezbollah contre Israël avait débuté le 2 mars lorsque le parti chiite a lancé une salve de missiles en direction de l’État hébreu, ouvrant ainsi un front de soutien à Téhéran, sous attaque américano-israélienne depuis le 28 février. Le Liban-Sud a été largement détruit et partiellement occupé durant ce conflit, qui a fait jusque-là plus de 4 000 morts.

M. Araghchi avait déclaré à Ali el-Khatib que son pays ne peut « oublier le Liban », réaffirmant l’attachement de l'Iran « à la souveraineté et l’intégrité territoriale » de ce pays. Il n’a pas non plus manqué de critiquer la position officielle libanaise, évoquant de manière directe le ministère libanais des Affaires étrangères, espérant qu’il « fera preuve d’un peu plus de rationalité ».

Ce qui a envenimé les relations diplomatiques et mené à cette passe d’armes, c’est la décision du ministre des Affaires étrangères, Joe Raggi, de considérer l’ambassadeur d’Iran Mohammad Reza Chibani persona non grata fin mars, en raison de soupçons d’ingérence dans les affaires libanaises via le Hezbollah. Certes, un compromis a été atteint fin août avec le renouvellement du visa de M. Chibani sans pour autant qu’il retrouve son statut de représentant diplomatique. Le ministre Raggi a pour sa part maintenu jusqu’au bout sa position intransigeante à l’encontre du diplomate iranien.

« Les relations entre les pays se construisent avec et par l'intermédiaire des États, et le respect de la souveraineté est un principe mutuel qui ne souffre ni sélectivité ni transgression », conclut le communiqué du ministère.

Les relations entre les deux pays se sont dégradées depuis que la nouvelle équipe au pouvoir, formée du président de la République Joseph Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam, a affiché sa volonté de désarmer les milices et notamment le Hezbollah. Les deux hommes ont proclamé illégales les activités militaires du parti chiite, entamant des pourparlers directs avec Israël dans l’espoir d’y mettre fin.

Le ministère libanais des Affaires étrangères a répondu dans un communiqué à des propos récents du chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, qui l’accusait en substance de « manquer de rationalité ». La rationalité passe par « le respect de la souveraineté », a rétorqué la diplomatie libanaise, dans une allusion claire aux ingérences de Téhéran par le biais de son allié le Hezbollah dont l’accuse régulièrement une grande partie des Libanais.« Le ministère adopte une approche rationnelle, ouverte et constructive à toute épreuve, et attend de tous ses homologues une approche similaire », souligne le communiqué. Et d’ajouter : « La rationalité dans les relations entre pays suppose en premier lieu de passer par les institutions officielles et légales, et non d’entretenir des relations avec des...
commentaires (4)

Parole Parole Parole... à quoi servent ces joutes verbales inutiles ? Il faisait l'objet d'une expulsion nullement exécutée, alors qu'elle était pleinement exécutoire. Donc, rien de nouveau chez les FSI sous le soleil de septembre. Juste un constat : phagocytés au plus haut niveau par l'Iran, qui a pris les commandes depuis belle lurette. C'est triste, mais cela a le mérite d'être factuel.

Ca va mieux en le disant

18 h 19, le 01 septembre 2026

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Commentaires (4)

  • Parole Parole Parole... à quoi servent ces joutes verbales inutiles ? Il faisait l'objet d'une expulsion nullement exécutée, alors qu'elle était pleinement exécutoire. Donc, rien de nouveau chez les FSI sous le soleil de septembre. Juste un constat : phagocytés au plus haut niveau par l'Iran, qui a pris les commandes depuis belle lurette. C'est triste, mais cela a le mérite d'être factuel.

    Ca va mieux en le disant

    18 h 19, le 01 septembre 2026

  • L'Iran veut imposer ses lois au Liban et détruire Israël, alors que les États-Unis et Israël veulent l'empêcher d'avoir la bombe atomique et lui fixer des limites à l'ingérence. Araghchi se comporte comme tout bon dictateur. Vous pouvez vociférer à l'infini, vous n'aurez jamais notre Liban.

    Saliba Patricia

    19 h 12, le 31 août 2026

  • Il faut traduire rationalité dans les 2 langues. Coté Jo Raggi il disait probablement "mantek" faisant reference a la " doctrine "de non ingerence. En tout état de cause, il est établi que l'IRGC est présente et active au Liban et sans autorisations. Rien que ça justifie que tout le personnel de l'ambassade prenne ses cliques et ses claques et quitte le pays

    Moi

    12 h 12, le 31 août 2026

  • La rationalité d’un pays serait que ses dirigeants respectent en premier ses propres citoyens en leur accordant le droit de s’habiller et de s’exprimer sans que cela ne leur coûte leur vie. Au lieu d’utiliser les ressources de leur pays pour alimenter des groupuscules dans des pays souverains afin de les saccager pour pouvoir les dominer, les mollahs auraient mieux fait de subvenir aux besoins du peuple iranien duquel ils se foutent comme de la dernière voiture de luxe cassée par l’un de leurs rejetons. Ils sont on ne peut plus culottés à venir donner des leçons à un des pays qu’ils saccagent

    Sissi zayyat

    12 h 08, le 31 août 2026

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