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Politique - Commentaire

Le courage de s’arrêter : la leçon de Mazloum Abdi à Naïm Kassem


Le courage de s’arrêter : la leçon de Mazloum Abdi à Naïm Kassem

Des portraits du secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, et de son prédécesseur tué, Hassan Nasrallah, lors d’une cérémonie de commémoration dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 septembre 2025. Mahmoud Zayyat/AFP

Ils ne se sont probablement jamais parlé. Rien ne les rapproche, sinon cette question que l’histoire pose un jour à tous les chefs de guerre : que reste-t-il d’une organisation armée lorsqu’elle renonce à exister en dehors de l’État ?Mazloum Abdi vient de donner sa réponse. En annonçant la dissolution des Forces démocratiques syriennes et leur intégration aux institutions de l’État, il a déclaré que le moment était venu de « troquer l’uniforme militaire contre le costume civil » afin de servir son peuple depuis les institutions. Sa nomination, quelques jours plus tard, comme conseiller du président Ahmad el-Chareh a donné un contenu concret à cette formule. L’ancien commandant n’a pas déposé les armes pour disparaître : il a cherché à convertir le pouvoir qu’elles lui avaient procuré en influence politique au sein du nouvel ordre...
Ils ne se sont probablement jamais parlé. Rien ne les rapproche, sinon cette question que l’histoire pose un jour à tous les chefs de guerre : que reste-t-il d’une organisation armée lorsqu’elle renonce à exister en dehors de l’État ?Mazloum Abdi vient de donner sa réponse. En annonçant la dissolution des Forces démocratiques syriennes et leur intégration aux institutions de l’État, il a déclaré que le moment était venu de « troquer l’uniforme militaire contre le costume civil » afin de servir son peuple depuis les institutions. Sa nomination, quelques jours plus tard, comme conseiller du président Ahmad el-Chareh a donné un contenu concret à cette formule. L’ancien commandant n’a pas déposé les armes pour disparaître : il a cherché à convertir le pouvoir qu’elles lui avaient procuré en influence...
commentaires (27)

Excellent article, bravo Rita sassine

Frankie

12 h 01, le 04 septembre 2026

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Commentaires (27)

  • Excellent article, bravo Rita sassine

    Frankie

    12 h 01, le 04 septembre 2026

  • Comme je ne cesse de le dire, cessons de comparer ce qui n’est pas comparable. L’état libanais va être contraint de faire au Hezbollah ce que l’état jordanien a fait à l’OLP en 1970 ou bien même, et encore mieux, ce que l’état yéménite est actuellement en train de faire aux « Houthis ». Si les présentes autorités refusent de le faire et donc de se comporter comme de vraies autorités nationales, alors le peuple sera contraint de descendre dans la rue pour les renverser et les remplacer par d’autres qui sauront faire ce qu’il y a à faire et donc être dignes de leur nom.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    07 h 24, le 31 août 2026

  • Il y a deux grandes différences entre Abdi et Qassem: 1) le premier a une hiérarchie (kurde) qui a décidé de cesser le combat armé et de promouvoir la cause par d’autres moyens. L’autre dépend d’une hiérarchie (étrangère) qui pousse à la guerre pour distraire de ses problèmes internes et externes. 2) les kurdes sont fortement soutenus par les américains, depuis 1990 déjà. Il y a deux ans, les américains ont décidé de co-opter Chareh. Il y avait donc deux groupes pro-US, il est normal qu’ils arrivent à s’entendre. Le Hezb et le ROL sont aux antipodes l’un de l’autre, tout comme Israël…

    Alain

    16 h 59, le 30 août 2026

  • Bravo

    sarraf antoine

    14 h 46, le 29 août 2026

  • Excellentissime article, merci Madame Sassine

    Saliba Patricia

    13 h 00, le 29 août 2026

  • Les 2 situations ne sont pas comparables. En Syrie, à en écouter les turcs, les kurdes ont été armés et soutenus par Israël, leur allié. L'intégration dans l'armée syrienne est la garantie de la mainmise d'Israël sur la Syrie. Au Liban, sans une résistance armée au Sud, à voir les colons suprématistes se baigner dans nos rivières et leurs soldats s'attaquant à nos symboles y compris aux cimetierres, ce sera le tapis rouge déroulé aux occupants. Ceux qui pensent que les promesses israéliennes ont une valeur, devraient s'informer sur la Cisjordanie, Gaza et le Golan.

    Fredo

    12 h 53, le 29 août 2026

  • Très bien dit. Merci Mme Sassine

    Madi Chantal

    12 h 20, le 29 août 2026

  • Très bon article

    Georges Zehil Daniele

    11 h 02, le 29 août 2026

  • Désolé il n’a rien à comparer entre un chef qui défendait son peuple et un mercenaire qui trahit son peuple et défendait une idéologie iranienne.

    Gebran Eid

    10 h 35, le 29 août 2026

  • Kassem continue de promettre à ses partisans aides et reconstructions pendant que l’autre El Khatib supplie l’Iran de leur venir en aide alors que ces derniers les ont jetés après usage et comptent les sacrifier jusqu’au dernier en les assommant de promesses qu’ils ne peuvent plus tenir puisque désormais ils n’arrivent plus à fournir au peuple iranien ni eau ni électricité ni denrées alimentaires pour calmer sa colère. Il dit ne pas vouloir déposer les armes et résister. Mais a-t-il seulement pris la peine de prendre l’avis de ceux qu’il sacrifie sans état d’âme? Non il répond aux ordres de

    Sissi zayyat

    10 h 15, le 29 août 2026

  • La comparaison de ces deux organisations armées s’arrête aux armes qu’elles détiennent puisque l’une s’est armée et a combattu pour l’existence de son peuple en décidant avec lui des guerres à mener pour ce fait, alors que l’autre reçoit les ordres d’un pays étranger et mène des guerres en sacrifiant la communauté dont il a pris possession pour la sacrifier sans jamais demander son avis. La majorité des chiites libanais étaient contre les dernières guerres déclenchées sur ordre par un régime qui tue son propre peuple. Où est le point commun? la liberté pourl’une contre l’asservissement de l’a

    Sissi zayyat

    10 h 07, le 29 août 2026

  • Bien dit Madame. Merci pour l'article

    Harmouche Jad

    09 h 48, le 29 août 2026

  • Comment désarmer alors que de toutes parts sont proférées des menaces d'extermination , venant du dedans et du dehors ! le retrait à la fois de Hezb et de Tsahal, pas-à-pas serait la meilleure solution . Mais Tsahal n'a aucune intention de reculer , et ils ont le culot de le répéter ! Alors ?

    Chucri Abboud

    09 h 17, le 29 août 2026

  • Mazloum Abdi et les FDS se battaient pour leur peuple. Quand il a constate qu'il obtiendrait plus pour son peuple en negociant, il a depose les armes. Le Hezb ne se bat pas pour le peuple libanais. Pas meme pour les chiites d'entre nous. Le Hezb se bat pour defendre les interets strategiques de la Republique Islamique d'Iran. Il deposera les armes quand ses maitres , les gardiens de la revolution Iranienne, le lui demanderont.

    Michel Trad

    09 h 06, le 29 août 2026

  • Le Hezbollah n'a pas de cause. Qu'exige-t-il d'Israël qui ferait qu'il désarmerait et permettrait au pays de se normaliser? Ah mais c'est d'ambiguïté stratégique mon bon monsieur ...

    M.E.

    08 h 23, le 29 août 2026

  • La difference c'est que le Hezb malheureusement a déjà toute la force politique au liban dont il a besoin. Il n'a pas eu besoin de négocier pour l'acquerir.

    Ma Realite

    08 h 21, le 29 août 2026

  • on verra quand "kassem" aura un coup de téléphone "spécial" pour l arrêt de la "mission H".

    Marie Claude

    08 h 17, le 29 août 2026

  • Mais l'un défendait son peuple, le second qui n'était qu'un cartel de trafics en tous genres, a vendu son peuple à l'Iran pour la gloriole de ses dirigeants et leur richesse. Rien a comparer.

    Avette

    07 h 58, le 29 août 2026

  • Le jour où on comprendra que le HB n'est pas un parti libanais mais iranien....un point c est tout...

    Nad

    07 h 51, le 29 août 2026

  • La position de l’État libanais est difficilement compréhensible, et aussi difficilement tenable. Le président désigne clairement l'ennemi intérieur, mais refuse de le combattre! Ce qui est demandé, n'est pas " de vaincre le Hezbollah, mais de prouver que l’État a effectivement commencé à étendre son contrôle, et que cette démarche est irréversible". Par ailleurs, le problème avec le Hezbollah, c'est que son but n'est pas, comme en Iraq ou en Irlande, la défense d'une communauté, mais la GUERRE. Dès lors, comme l'a dit, à plusieurs reprises, Qassem, tout désarmement équivaut à un suicide.

    Yves Prevost

    07 h 26, le 29 août 2026

  • Encore une analyse de très haut niveau. Comme vous le dites , mieux vaut pour la milice de négocier ses armes avant de n’avoir plus rien à négocier. Sauf que naïm dans son discours dit qu’on n’a rien compris. Ses guerres ont été faites pour empêcher le grand Israël, rien que ça ! Pour comprendre le hezbollah il faut savoir qu’il n’a rien de libanais. Seuls ses sacs de sable le sont. Réfléchir n’est pas pour lui, mais pour le patron barbu lointain. Ses guerres répétées…et stupides, le prouvent assez. Il faudrait bien l’avouer, la recette pour guérir de ce cancer c’est le voisin qui l’a.

    NG

    04 h 26, le 29 août 2026

  • Il veut son Karbala, il l aura le kasem

    Zampano

    03 h 46, le 29 août 2026

  • Excellente analyse Rita. Toujours un plaisir de vous lire. Si seulement les principaux intéressés en prenaient de la graine...

    Germanos Micheline

    03 h 35, le 29 août 2026

  • Quand le 17 juin 1940 De Gaulle est parti combattre á partir de l'Angleterre il n'a pas demandé son avis á Pétain, ni aux Communistes qui á l'époque étaient alliés aux Nazis. L'appel du 18 juin a eu lieu le Lendemain. Deux semaines plus tard les forces de la France Libre combattaient l'occupant. Au Liban, á chaque occasion qui se présente on a des "appels du 18 juin" suivis de compromissions avec le hezballah, véritable ennemi de l'intérieur. La dernière en date est le visa accordé á Chibani.

    Moi

    02 h 53, le 29 août 2026

  • Très bonne analyse Mme Sassine. Les armes sont un outil des faibles. La Cause est l'outil des vainqueurs. Hezballah est faible et lache. Il n'a pas de Cause. L'idéologie qu'il défend est celle du Walieh el Fakih. Je pense que se référer á l'opposition entre la milice et l'Etat convient á être précisée : C'est une opposition avec le Pays. Quant á la non action de l'Etat: Elle est due á la fois á l'existence d'un Etat Profond: Des fonctionnaires, traitres á leur patrie et á l'absence de Leaders: RIP B. Gemayel et R. Harriri. Chareh est un Leader. On a nous en revanche plein de beaux parleurs.

    Moi

    02 h 35, le 29 août 2026

  • Excellent article

    Menassa Pierre

    00 h 46, le 29 août 2026

  • Mille bravos Mme Sassine pour vos super articles et analyses. Voici de belles analyses logiques, censées et objectives. Merci l’OLJ pour cette qualité de journalisme et de journaliste dans vos équipes

    LE FRANCOPHONE

    00 h 18, le 29 août 2026

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