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Politique - Diplomatie

Washington remet les pendules à l'heure : « Seul le gouvernement est légitime pour négocier l'avenir du Liban »

Les États-Unis attendent que le Hezbollah, « qui reçoit ses ordres de l'Iran », décide qu'il est « prêt » à désarmer et l'annonce à l'État libanais.

Washington remet les pendules à l'heure : « Seul le gouvernement est légitime pour négocier l'avenir du Liban »

Des habitants de Mansouri, dans le caza de Tyr, regardent leur village bombardé par l’armée israélienne, le 26 août 2026 depuis le village voisin de Henniyé. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour

La diplomatie américaine a mis un terme à toute équivoque, en insistant samedi soir sur le fait que seul le gouvernement libanais avait autorité pour négocier sur le retrait israélien du Liban-Sud et la fin des attaques de l'État hébreu. Une mise au point faite alors que ces dernières semaines, plusieurs déclarations en provenance de Washington pouvaient laisser entendre que l'administration Trump pourrait ouvrir le dialogue avec le Hezbollah. Selon un porte-parole du département d'État cité par l'ambassade à Beyrouth, les Américains ont encore affirmé qu'ils oeuvreraient à « tenter de rapprocher les points de vue » lorsque le parti-milice décidera qu'il est prêt à rendre les armes.

L'accord-cadre entre le Liban et Israël sous parrainage américain « prévoit clairement que le gouvernement libanais est le seul interlocuteur légitime pour les discussions sur l’avenir du Liban et au nom du peuple libanais », a écrit l'ambassade. Pour que le pays du Cèdre soit « sûr et souverain », le Hezbollah doit rendre les armes, a insisté le texte, en écho aux dernières déclarations de l'ambassadeur américain, Michel Issa, qui, en tournée au cours de la semaine écoulée, a insisté pour que le parti chiite rende son arsenal, avant que ne cessent les frappes israéliennes qui se poursuivent sur le Sud, estimant que la balle est dans le camp du Hezbollah.

Le Hezbollah « se contente de recevoir ses ordres de l'Iran »

Lorsque ce dernier « décidera qu'il est prêt » à désarmer, « il pourra s’adresser à l’État libanais, avec lequel nous sommes déjà en dialogue », et lui faire savoir. Ce n'est qu'une fois la décision prise que Washington « pourra tenter de rapprocher les points de vue », poursuit le texte. Toutefois, a critiqué la diplomatie américaine, « le Hezbollah ne souhaite toujours pas parler à l’État libanais, ni à nous, ni à Israël, parce qu’il se contente de recevoir ses ordres de l’Iran. » Et de marteler : « Il est temps que le Hezbollah fasse ce qui est dans l’intérêt du Liban et du peuple libanais. »

Le texte conclu le 26 juin prévoit entre autres l'établissement de « zones pilotes » pour le déploiement de l'armée libanaise, chargée d'y récupérer les armes et infrastructures du Hezbollah. Concrètement, une seule des deux zones prévues depuis cette date, à Zaoutar el-Gharbiyé, où les Israéliens faisaient des incursions ponctuelles mais n'avaient pas de poste fixe, a vu la troupe y rétablir des positions. Depuis, et alors que plusieurs cycles de pourparlers ont eu lieu, notamment à Rome au cours des deux derniers mois, les négociations n'ont plus permis d'établir de nouvelles zones et les Israéliens critiquent le manque de volonté de l'armée libanaise de procéder au désarmement et les différentes parties ne sont pas d'accord sur les pays susceptibles de composer la force chargée de contrôler le désarmement.

La diplomatie américaine a mis un terme à toute équivoque, en insistant samedi soir sur le fait que seul le gouvernement libanais avait autorité pour négocier sur le retrait israélien du Liban-Sud et la fin des attaques de l'État hébreu. Une mise au point faite alors que ces dernières semaines, plusieurs déclarations en provenance de Washington pouvaient laisser entendre que l'administration Trump pourrait ouvrir le dialogue avec le Hezbollah. Selon un porte-parole du département d'État cité par l'ambassade à Beyrouth, les Américains ont encore affirmé qu'ils oeuvreraient à « tenter de rapprocher les points de vue » lorsque le parti-milice décidera qu'il est prêt à rendre les armes. Lire aussi Washington veut tourner la page de la Finul : qui sera l’arbitre au Liban-Sud ? ...
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