Des bénévoles de l'équipe « Gardiens du patrimoine » effectuent des travaux de conservation dans le cadre d'une initiative visant à protéger les éléments historiques de la mosquée Abou Salim, endommagée par une frappe israélienne récente à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 27 août 2026. Photo Eyad BABA / AFP
Des frappes israéliennes ont tué trois personnes vendredi dans la bande de Gaza, a indiqué la Défense civile, dernières attaques en date malgré des appels à faire avancer le plan de paix américain dans le territoire palestinien ravagé par la guerre.
L'organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas a indiqué que les corps de trois personnes avaient été découverts après des frappes israéliennes à Al-Qarara, dans le sud de la bande de Gaza. Selon l'hôpital Nasser de la ville proche de Khan Younès, les victimes (deux âgées de 42 ans et la troisième de 28 ans) appartenaient à la même famille.
Contacté par l'AFP, un porte-parole de l'armée israélienne a indiqué qu'elle examinait ces allégations. Des frappes israéliennes avaient déjà fait trois morts jeudi dans la bande de Gaza selon la Défense civile. L'armée israélienne avait affirmé de son côté avoir ciblé des membres du Hamas, mouvement islamiste auteur de l'attaque sans précédent du 7 octobre 2023 en Israël qui a déclenché la guerre à Gaza.
Nikolaï Mladenov, le haut-représentant du « Conseil de paix » pour Gaza, un organe créé par Donald Trump pour mettre en œuvre le plan de paix, a critiqué jeudi les frappes israéliennes meurtrières à Gaza. « Chaque recours à la force qui ne répond pas à une menace immédiate (...) porte un coup au processus », a-t-il déclaré au Conseil de sécurité de l'ONU.
Israël a rejeté début août la dernière feuille de route américaine, acceptée par le Hamas et censée lancer la deuxième étape du plan de paix, qui lie le désarmement du Hamas à un retrait progressif des troupes israéliennes du territoire palestinien. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a conditionné tout retrait de ses troupes à un « véritable » désarmement du Hamas.
M. Mladenov a estimé jeudi que le mouvement islamiste n'avait pas rempli ses engagements en matière de désarmement.

