De la fumée s'élève des incendies déclenchés par des tirs israéliens ayant visé la plaine de Marjayoun, dans le sud du Liban, le 25 août 2026. Photo AFP
La 33e édition du Prix Bayeux des correspondants de guerre se tiendra du 5 au 11 octobre avec des expositions, documentaires et tables rondes consacrées notamment à l'Iran et au Liban, avec les conflits en Ukraine, Gaza et au Soudan toujours d'actualité.
L'objectif du Prix, qui réunira près de 350 journalistes internationaux, n'a pas varié depuis sa création, selon les organisateurs: « défendre le journalisme de terrain, celui qui éclaire sur les conflits, documente les atteintes aux libertés et donne un visage aux victimes des guerres. »
Cette édition est présidée par la journaliste canadienne de la BBC Lyse Doucet, elle-même lauréate du prix Bayeux en 2014 pour un reportage en Syrie.
Les huit expositions présentées à l'occasion du prix Bayeux font le tour des conflits majeurs qui ont ensanglanté le monde durant l'année écoulée.
« Istâdegi, Iran: tenir debout », témoigne, à travers les images de plusieurs photographes iraniens, de la résistance d'une population qui, de juin 2025 à juin 2026, a connu deux guerres et un massacre de masse.
« Ukraine: raconter la guerre, en écoutant la vie » propose une immersion sonore dans le travail de la journaliste suisso-canadienne Maurine Mercier qui documente pour la radio, depuis bientôt cinq ans, le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
Le public pourra aussi voir « de l'intérieur l'Afghanistan depuis le retour des Talibans » à travers les photos d'Elise Blanchard et plonger dans la violence qui secoue le Liban depuis février 2026 via les images des photographes de l'agence Reuters, avec lesquels une rencontre est prévue le 10 octobre.
« Le Liban est-il condamné à la guerre à perpétuité ? » C'est le thème de la soirée du vendredi 9 octobre, avant celle, le lendemain, de la remise des prix Bayeux des correspondants de guerre dans les catégories photo, presse écrite, télévision et radio.
Le jeudi 8 octobre, Reporters sans frontières (RSF) rendra un hommage solennel aux 56 journalistes tués dans l’exercice de leur fonction en 2025-2026 avec une stèle gravée de leurs noms, dont pas moins de 27 journalistes palestiniens ou libanais.
Côté documentaires, Bayeux s'intéresse particulièrement cette année à la Russie, avec « Our Man in Moscow », consacré à Steve Rosenberg, correspondant de la BBC en Russie, et à ses conditions de travail difficiles, et avec « Voyage en Gagaouzie », plongée dans « un territoire hors du temps devenu cheval de Troie de Moscou au coeur de l'Europe. »
Israël, avec ses élections à venir le 27 octobre, ainsi que le retour de Donald Trump au pouvoir, sont aussi au menu des films de cette 33e édition.

