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Des installations saccagées dans un petit monastère de la région de Batroun


Des installations saccagées dans un petit monastère de la région de Batroun

Le monastère Saint-Jean-Chrysostome, aménagé dans une grotte naturelle à Koubba, dans le caza de Batroun. Photo transmise à notre correspondant au Liban-Nord Michel Hallak

Des individus non identifiés se sont introduits, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans l’enceinte du monastère historique Saint-Jean-Chrysostome, à Koubba, dans le caza de Batroun, où ils ont vandalisé des installations extérieures, notamment le système d’éclairage, et arraché des câbles électriques, selon les informations de notre correspondant au Liban-Nord, Michel Hallak, et du père Michel Halahel, curé de la paroisse de Koubba, dont dépend le monastère. Le site, habituellement fermé, accueille ponctuellement des célébrations et cérémonies religieuses.

Selon le père Halahel, le monastère, aménagé en 2020 dans une grotte naturelle et entouré d’un mur, était fermé au moment des faits. Les individus auraient escaladé les grilles en fer qui en ferment l’accès pour pénétrer dans l’enceinte, où ils ont saccagé la façade, sans toutefois pénétrer à l’intérieur de l’église. « Ils ont tout saccagé et arraché les câbles », déplore le prêtre. Les faits ont été signalés aux Forces de sécurité intérieure (FSI). Les services compétents poursuivent leur enquête afin d’identifier les auteurs.

Ce n’est pas la première fois que le site est pris pour cible. Des batteries qui y avaient été installées avaient notamment été dérobées par le passé. Le père Halahel souligne toutefois qu’aucun objet de grande valeur n’est aujourd’hui conservé sur place, le monastère restant fermé la plupart du temps. Pour le père Halahel, les dégradations constatées dépassent cette fois la simple volonté de voler. « C’est comme une vengeance. C’est le mal », déplore-t-il. Le monastère n’est toutefois pas totalement abandonné. Il est notamment utilisé à l’occasion de fêtes religieuses, ainsi que pour certaines cérémonies, comme des mariages ou des baptêmes.

Début mai, un autre monastère du Liban-Nord, le sanctuaire de Saint-Challita, dans une vallée du Akkar, avait été vandalisé par individus non identifiés, provoquant la condamnation de figures politiques de la région. Plusieurs statues de saints ont été brisées dans l'enceinte du site historique et des objets incendiés. En juin 2025, une statue de la Vierge Marie avait déjà été endommagée à Chadra, sur la route menant au monastère Saint-Jacques (Mar Yaacoub) dans le Akkar également. Ce type d’incident n’est pas rare au Liban. Des statues religieuses sont parfois vandalisées dans différentes régions du pays, suscitant l’émotion des fidèles.

Des individus non identifiés se sont introduits, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans l’enceinte du monastère historique Saint-Jean-Chrysostome, à Koubba, dans le caza de Batroun, où ils ont vandalisé des installations extérieures, notamment le système d’éclairage, et arraché des câbles électriques, selon les informations de notre correspondant au Liban-Nord, Michel Hallak, et du père Michel Halahel, curé de la paroisse de Koubba, dont dépend le monastère. Le site, habituellement fermé, accueille ponctuellement des célébrations et cérémonies religieuses.Selon le père Halahel, le monastère, aménagé en 2020 dans une grotte naturelle et entouré d’un mur, était fermé au moment des faits. Les individus auraient escaladé les grilles en fer qui en ferment l’accès pour pénétrer dans l’enceinte, où ils...