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Société - Justice

Salamé poursuit ses allers-retours entre Roumié et Dahr el-Bachek

Après son refus de s’alimenter et de prendre ses médicaments, l’ex-gouverneur de la BDL est retourné à l'hôpital 24 heures après avoir été transféré en prison.

Salamé poursuit ses allers-retours entre Roumié et Dahr el-Bachek

L'ex-gouverneur de la BDL Riad Salamé. Photo d'archives Joseph Eid/ AFP

Moins de 24 heures après son retour à la prison de Roumié, mardi, en provenance de l’hôpital gouvernemental de Dahr el-Bachek, où il avait été placé en état d’arrestation le 3 août, l’ancien gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, a de nouveau été conduit, mercredi, vers cet établissement hospitalier. La mesure a été prise par le procureur général près la Cour de cassation, Ahmad Rami Hajj, après que M. Salamé a décidé de s’abstenir de s’alimenter et de prendre ses médicaments en signe de protestation contre son incarcération à Roumié. D’après les informations de L’Orient-Le Jour, les médecins traitants de l’ex-patron de la BDL ont considéré qu’une surveillance médicale continue était nécessaire afin notamment de prévenir d’éventuelles complications liées à l’interruption de son traitement médical. Ce qui a conduit le juge Hajj à donner ses instructions pour son retour à l’hôpital de Dahr el-Bachek.

Le retour de Riad Salamé à la prison de Roumié avait été décidé, mardi, après un rapport médical demandé par le juge Hajj, le 13 août, à une commission de médecins. Celle-ci a ainsi été chargée d’examiner l’ancien gouverneur après une demande formulée le même jour par ce dernier pour être transféré de l’hôpital de Dahr el-Bachek au centre hospitalier de Bhannès. Quelques jours plus tard, le rapport médical a conclu que l’état de santé de M. Salamé ne nécessitait pas son maintien à l’hôpital et que ses besoins médicaux pouvaient être pris en charge dans son lieu de détention. Le juge Hajj a donc ordonné son retour à Roumié, où l'ex-gouverneur s’est abstenu de manger et de se médicaliser, provoquant une dégradation dans son état de santé. Ses médecins ont alors recommandé une surveillance médicale continue, conduisant le juge Hajj à ordonner un nouveau transfert à Dahr el-Bachek.

Riad Salamé avait fait auparavant l’objet d’un mandat de recherche par le procureur Hajj, pour ne pas avoir comparu à l’audience que ce dernier lui avait fixée le 30 juillet. Il a été retrouvé le 31 juillet à l’hôpital de Bhannès et mis aussitôt en garde à vue. Le 12 août, la juge d’instruction Shéhérazade Nasser à laquelle son dossier a été transféré, a livré un mandat d’arrêt à son encontre. Ce dossier est lié à des opérations financières qui auraient été conclues avec Bank Audi, et pour lesquelles l’ex-PDG de Bank Audi, Samir Hanna, est également poursuivi. M. Hanna devait être interrogé ce jeudi par la juge Nasser, mais l'audience n'a pas eu lieu, l'ex-banquier n'ayant pas été notifié, selon une source judiciaire. Une prochaine audienecd a été fixée au 27 août.

Moins de 24 heures après son retour à la prison de Roumié, mardi, en provenance de l’hôpital gouvernemental de Dahr el-Bachek, où il avait été placé en état d’arrestation le 3 août, l’ancien gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, a de nouveau été conduit, mercredi, vers cet établissement hospitalier. La mesure a été prise par le procureur général près la Cour de cassation, Ahmad Rami Hajj, après que M. Salamé a décidé de s’abstenir de s’alimenter et de prendre ses médicaments en signe de protestation contre son incarcération à Roumié. D’après les informations de L’Orient-Le Jour, les médecins traitants de l’ex-patron de la BDL ont considéré qu’une surveillance médicale continue était nécessaire afin notamment de prévenir d’éventuelles complications liées à...
commentaires (2)

Laissez le à sa grève de la faim et des ses médicaments, il verra ainsi les souffrances subies par des milliers de libanais à cause de ses méfaits. Un tel individu ne mérite aucune compassion.

Ras le bol

10 h 29, le 21 août 2026

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Commentaires (2)

  • Laissez le à sa grève de la faim et des ses médicaments, il verra ainsi les souffrances subies par des milliers de libanais à cause de ses méfaits. Un tel individu ne mérite aucune compassion.

    Ras le bol

    10 h 29, le 21 août 2026

  • Salameh est intelligent et il devra bien un jour coopérer avec la justice. Il doit savoir que des responsables, ex et actuels veulent lui faire porter le chapeau tout seul. Il a agi sur ordre de présidents, premier-ministres, ministres, et autres milices. Lui ne pouvait pas faire tout celà de son propre chef, et on le sait très bien. De gré ou de force, il a permis le vol des dépôts et l’enrichissement des voyous. Il est fautif, mais les autres bien plus. Il devra à la fin faire le bon choix et dire ce qu’il sait. Et c’est à la justice de tout faire pour le mettre en confiance.

    NG

    07 h 40, le 21 août 2026

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