Le chef d'état-major israélien Eyal Zamir en tournée au Liban-Sud. Photo partagée par la porte-parole arabophone de l'armée israélienne sur X en mars 2026
Le chef d'état-major de l'armée israélienne a déclaré mercredi qu'Israël avait « renforcé les effectifs sur l'ensemble des fronts (...) et relevé le niveau de préparation », au vu « de la multiplication des alertes » et « de la sensibilité de la période actuelle ».
« Le risque d'escalade s'est accru », a ajouté, sans donner plus de détails, le lieutenant-général Eyal Zamir, cité par un communiqué militaire à l'approche des législatives du 27 octobre. À deux semaines du scrutin, qui s'annonce serré, plusieurs responsables israéliens évoquent un risque sécuritaire. L'armée « est en état d'alerte élevé et prête à passer à des opérations offensives de grande ampleur contre toute entité qui tenterait de porter atteinte aux citoyens israéliens », a ajouté M. Zamir. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a lui évoqué une éventuelle attaque iranienne dans un avertissement au Hezbollah libanais soutenu par Téhéran: « si le Hezbollah se joint à l'Iran dans une attaque contre Israël, il subira un coup sévère », a-t-il dit dans une vidéo.
Au Liban, les hostilités entre Israël et le Hezbollah ont diminué depuis la signature en juin d'un cessez-le-feu, mais l'armée israélienne poursuit des frappes sporadiques et continue d'occuper une bande territoriale dans le sud du pays voisin. M. Katz a réitéré que son pays ne se retirerait pas de ce secteur. À Gaza, un an après l'entrée en vigueur d'un accord de cessez-le-feu négocié sous l'égide des États-Unis, l'armée israélienne, qui contrôle désormais plus de 60% du territoire palestinien dévasté, continue ses frappes, affirmant viser des combattants du Hamas.