Les sanctions économiques de Trump sont la poursuite de « politiques vouées à l'échec »
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a critiqué le plan de pressions économiques du président américain Donald Trump contre Téhéran, le qualifiant de prolongement de « politiques vouées à l'échec ».
« Le soi-disant +D-Day économique+ vise à détourner l'attention de la propre crise que traversent les Etats-Unis : une dette sans précédent et des coûts d'emprunt en hausse. Poursuivre dans des politiques vouées à l'échec ne fera qu'entraîner une nouvelle défaite et l'hostilité des Iraniens », a affirmé M. Araghchi sur X.
➡ Retrouvez ici les explications de Laure-Maïssa Farjallah sur le retour de Washington à une politique d'« étouffement économique » de l'Iran.
Frappes en Syrie : Israël n'avait « aucune justification légitime », accuse Chaïbani
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad Chaïbani, a accusé hier soir Israël de n'avoir « aucune justification légitime » pour avoir bombardé la base aérienne d'Abou al-Dhouhour en Syrie, près de la frontière turque.
Il a ajouté que des officiers turcs s’étaient rendus sur la base dans le cadre d’entraînements et d’une coopération militaire plus large et démenti tout renforcement de la présence militaire turque en Syrie. Le chef de la diplomatie syrienne a encore souligné que l'infrastructure était en grande partie vide et n'est pas encore opérationnelle.
L'ancien ambassadeur US Edward Gabriel : Trump prêt à des discussions avec le Hezbollah, mais celui-ci n’est pas « assez sérieux »
Le président américain Donald Trump « est prêt à discuter avec le Hezbollah si cela est susceptible de mettre fin au conflit (au Liban, avec Israël, ndlr) et de réaliser la paix », a révélé mercredi soir l'ancien ambassadeur Edward Gabriel, président de la Task Force américaine pour le Liban (ATFL).
Dans un entretien à la chaîne locale al-Jadeed, l’homme politique américain a assuré « s’être entretenu de ce sujet avec les Américains en poste à l’ambassade à Beyrouth, qui ont confirmé que le président Trump envisage sérieusement d’engager un dialogue direct avec le Hezbollah ». Il a cependant ajouté que « les Etats-Unis considèrent que pour l’instant, le Hezbollah n’envisage pas assez sérieusement » de se lancer dans de tels pourparlers.
Raids successifs sur Ali Taher et ses environs ; dynamitages et tirs d'artillerie sur plusieurs zones du Liban-Sud
L'armée israélienne a procédé à une explosion très puissante dans des terrains à Mansouri, Tyr, vers 9h30, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah. Elle a été précédée par des tirs d'artillerie dans les abords du village. L’artillerie israélienne a lancé ce matin des tirs contre Chebaa (Hasbaya) et Houla (Marjeyoun). Vers 7h ce matin, une énorme explosion a secoué Haddatha, Bint Jbeil, où plusieurs maisons ont été dynamitées.
La nuit a également été agitée au Liban-Sud. Vers 3h, des tirs d’artillerie israéliens ont atteint Wadi Slouki au niveau de Touline, Marjeyoun.
Autour de 2h, des explosions très puissantes ont été entendues dans tout le caza de Nabatiyé, jusqu’aux confins des villages de Zahrani (Saïda). Elles étaient dues à des raids successifs dans les environs de la colline stratégique de Ali el-Taher, accompagnés de tirs d’artillerie sur la même région tout comme sur la colline voisine de Dabché et le village de Dohat Kfarremane. Des dizaines d’obus lourds sont tombés sur cette région. Des témoins cités par notre correspondant ont senti des odeurs nauséabondes et puissantes dans les environs de ces frappes, dont ils étaient incapables d’identifier la source.
Peu avant, vers minuit, de nouvelles explosions israéliennes ont secoué Khiam, Marjeyoun.
Après 22h, l’artillerie israélienne a ciblé Baraachit, Bint Jbeil. Un mouvement de véhicules israéliens a été constaté de Haddatha à Aïta el-Jabal, Bint Jbeil, accompagné d’un ratissage de la région par l’artillerie. Une autre opération de ratissage aux mitrailleuses moyennes a atteint Sribbine, Bint Jbeil.
Katz : Erdogan « entraîne la Turquie dans des aventures dangereuses en Syrie »
Dans la même veine, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que le président turc Recep Tayyip Erdogan « entraînait la Turquie dans des aventures dangereuses en Syrie » et que son pays ne « permettrait à aucune entité de menacer sa sécurité », dans un message publié sur X, repris par Reuters.
Netanyahu affirme avoir envoyé « un message clair » à la Turquie en Syrie
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est prévalu mercredi d'avoir « clairement » signifié à la Turquie qu'elle ne devait pas installer une base en Syrie, reconnaissant implicitement une frappe ayant visé la veille un aéroport militaire dans le pays voisin.
Dans le même temps, le chef d'état-major israélien, le général Eyal Zamir, s'est rendu auprès de troupes occupant un secteur du sud de la Syrie, déclarant que l'armée ne laisserait aucune "force hostile s'implanter" à la frontière syrienne.
« Nous ne tolérerons pas un enracinement militaire turc progressant vers le sud, car cela nous menace », a déclaré M. Netanyahu dans un entretien diffusé par la radio de l'armée. Il a affirmé qu'Israël avait d'abord envoyé un message « en termes généraux » contre une présence militaire turque sur un aérodrome près d’Alep, proche de la frontière turque. « Apparemment, ils ne l'ont pas entendu, alors nous nous sommes assurés qu’ils le comprennent plus clairement », a-t-il dit, au lendemain du bombardement par Israël de la base aérienne d'Abou Dhouhour, dans la province syrienne d'Idleb (nord-ouest).
La Turquie, qui entretient des relations exécrables avec Israël depuis la guerre à Gaza, a rejeté ces allégations, niant tout projet de déploiement de troupes en Syrie.
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